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Vieux lions et jeunes loups à la conquête de la Palme d'or

Dix-neuf réalisateurs - dont quatre réalisatrices - se disputeront du 11 au 22 mai la très convoitée Palme d'or. En lice : des habitués de la Croisette, mais aussi une nouvelle génération de cinéastes encore peu connus.

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On ne devient pas l’un des événements culturels les plus célèbres du monde par hasard. C’est à force de coups médiatiques que le Festival de Cannes s'est imposé, depuis sa création en 1946, comme le rendez-vous incontournable du cinéma et des créatures qui le peuplent. La recette marche à chaque fois : une sélection exigeante, des strass, des paillettes… et des marches qu’une horde de stars endimanchées s’ingénie à monter le sourire aux lèvres. Imparable.

Pour sa 64e édition, le grand raout cannois s’est offert, entre autres stars internationales connues et reconnues, un couple présidentiel en guise de plan de communication : Nicolas Sarkozy et son épouse Carla. Nul ne sait encore si le chef de l’État français et la Première dame défileront sur le tapis rouge mais leurs silhouettes devraient hanter la Croisette durant les 12 jours de compétition (11-22 mai).

Le premier sera représenté sous les traits de l’acteur Denis Podalydès dans "La Conquête", biographie de Xavier Durringer retraçant l’ascension au pouvoir de l’actuel locataire de l’Élysée. La seconde apparaît dans le dernier Woody Allen, "Midnight in Paris", qui sera projeté en ouverture le 11 mai. Aucune chance cependant que Monsieur et Madame reçoivent un prix des mains de Robert de Niro, le président du jury 2011 : les deux films sont présentés hors compétition.

Quatre films pour un cocorico

Toujours dans la catégorie "cocorico", notons que parmi les 19 films qui ont la chance de concourir pour la très convoitée Palme d’or figurent les œuvres de quatre cinéastes français. De fait, l’Hexagone reste cette année la nation la plus représentée de la quinzaine. Mais les réalisateurs Bertrand Bonello ("L’Apollonide"), Alain Cavalier ("Pater"), Radu Mihaileanu ("La Source des femmes") et Maïwenn ("Polisse") ne sont pas sans savoir que nul n’est prophète en son pays. D’autant que la concurrence s'annonce rude.

Habitués des habitués du festival, l’Espagnol Pedro Almodovar défendra "La Piel que habito", l'Italien Nanni Moretti "Habemus Papam", le Danois Lars von Trier "Melancholia", les Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne "Le Gamin au vélo" et le Finlandais Aki Kaurismaki "Le Havre". Ces "abonnés" de la Croisette, comme les appellent les mauvaises langues, auront face à eux un sérieux client, le très attendu et trop rare réalisateur américain Terrence Malick, qui présentera son cinquième long-métrage "The Tree of Life" avec Brad Pitt et Sean Penn. Rien que ça.

Face à ces vieux lions, une jeune garde très féminine. Le ratio n’aura pas échappé au délégué général du festival, Thierry Frémaux, qui le souligne avec une certaine fierté : quatre réalisatrices, sur 19 réalisateurs, seront en compétition cette année. Du jamais vu de mémoire de festivalier. Les heureuses élues sont, outre Maïwenn, la Japonaise Naomi Kawase ("Hanezu no tsuki"), la Britannique Lynne Ramsay ("We need to talk about Kevin") et l’Australienne Julia Leigh ("Sleeping Beauty") qui, à l’instar de l’Autrichien Markus Schleinzer ("Michael"), se rendra à Cannes en tant qu’auteur d’un premier film.

Une liste des recalés ?

On les attendait, ils ne viendront pas, faute d’avoir su séduire le comité de sélection ou d’avoir pu achever leur travail. Au centre des rumeurs qui bruissaient sur la Croisette avant l’annonce de la sélection officielle, les Français Mathieu Kassovitz, Marjane Satrapi, Christophe Honoré et Dominik Moll ne fouleront pas le tapis rouge cannois cette année. Idem pour le Canadien David Cronenberg, le Hong-Kongais Wong Kar-wai et le Brésilien Walter Salles pourtant pressentis.

Également cité, le réalisateur américain Gus Van Sant fera finalement l'ouverture de la compétition parallèle Un certain regard avec "Restless". Concourront à ses côtés "Hors Satan" du Français Bruno Dumont, "Les Neiges du Kilimandjaro" de son compatriote Robert Guédiguian, et "Arirang" du Sud-Coréen Kim Ki-duk, pour ne citer qu’eux.

Un mois avant de connaître le successeur d’"Oncle Boonmee" d’Apichatpong Weerasethakul, les organisateurs ont déjà levé un bout de voile sur le palmarès 2011 : lors de la cérémonie d’ouverture animée par la jeune actrice Mélanie Laurent, le 11 mai, le réalisateur italien Bertrand Bertolucci recevra la première Palme d’or d’honneur de l’histoire du festival. Une séance de rattrapage pour l’auteur du "Dernier tango à Paris" (1972) et d’"Innocents" (2003) que Cannes n’a jamais su distinguer.

 


 Les 19 films en compétition :

"La Piel que habito" de Pedro Almodovar ;

"L'Apollonide - Souvenirs de la maison close" de Bertrand Bonello ;

"Pater", d'Alain Cavalier ;

"Footnote" de Joseph Cedar ;

"Once upon a time in Anatolia" de Nuri Bilge Ceylan ;

"Le Gamin au vélo" de Jean-Pierre et Luc Dardenne ;

"Le Havre" de Aki Kaurismaki ;

"Hanezu no tsuki" de Naomi Kawase ;

"Sleeping Beauty" de Julia Leigh ;

"Polisse" de Maïwenn ;

"The Tree of Life" de Terrence Malick ;

"La Source des femmes" de Radu Mihaileanu ;

"Hara-Kiri: Death of a samourai" de Takashi Miike ;

"Habemus Papam" de Nanni Moretti ;

"We need to talk about Kevin" de Lynne Ramsay ;

"Michael" de Markus Schleinzer ;

"This must be the place" de Paolo Sorrentino ;

"Melancholia" de Lars von Trier ;

"Drive" de Nicolas Winding Refn.

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