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Troisième journée de combats à la frontière entre Thaïlande et Cambodge

Dimanche, les combats ont continué entre soldats thaïs et cambodgiens aux alentours de la frontière. Les deux voisins s'accusent mutuellement d'être à l'origine des affrontements qui ont déjà coûté la vie à dix soldats depuis vendredi.

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AFP - Des combats à l'arme lourde ont éclaté dimanche matin pour le troisième jour consécutif entre soldats cambodgiens et thaïlandais à la frontière disputée entre les deux pays, quelques heures après l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu.

Selon un responsable militaire cambodgien, les affrontements ont repris vers 10H00 locales (03H00 GMT) autour d'un groupe de temples contestés.

Un responsable thaïlandais a confirmé les nouveaux incidents. "Le Cambodge a ouvert le feu en premier", a-t-il ajouté.

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Comme d'habitude, les deux voisins se rejettent la responsabilité d'être à l'origine des affrontements qui ont tué six soldats cambodgiens et quatre thaïlandais depuis vendredi.

Les tirs d'artillerie étaient clairement audible à 20 km des combats côté cambodgien où les villageois évacués ont trouvé refuge dans des écoles et des temples, selon un photographe de l'AFP.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les deux voisins à "prendre des mesures immédiates pour mettre en place un cessez-le-feu effectif et vérifiable", selon un porte-parole.

Le Cambodge et la Thaïlande se sont affrontés plusieurs fois ces dernières années dans la jungle près d'anciens temples situés sur une frontière qui n'a jamais été totalement démarquée, notamment en raison des mines laissées par des décennies de guerre civile au Cambodge.

Phnom Penh a accusé samedi l'armée thaïlandaise d'avoir utilisé des "armes lourdes contenant des gaz toxiques", ce que les autorités thaïlandaises ont nié.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a lui accusé dimanche son voisin de vouloir "internationaliser" le conflit.

Le Cambodge réclame depuis les derniers combats de février une médiation pour régler ces différends frontaliers, mais Bangkok insiste pour des discussions bilatérales.

Après ces affrontements, les deux pays avait donné leur accord pour l'envoi d'observateurs à la frontière, au terme d'une médiation organisée par l'Association des nations d'Asie du sud-est (Asean) en février.

Mais depuis, l'armée thaïlandaise a indiqué que ces observateurs n'étaient pas les bienvenus et ils n'ont jamais été déployés.

Les combats du 4 au 7 février, qui avaient fait dix morts dont des civils, avaient eu lieu à plus de 100 km plus à l'est, près du temple khmer de Preah Vihear.

Ces ruines du XIe siècle, dont le classement par l'Unesco en 2008 avait ravivé les tensions, relèvent de la souveraineté du Cambodge selon une décision de la Cour internationale de justice de 1962.

Mais les Thaïlandais contrôlent ses principaux accès et les deux pays revendiquent une zone de 4,6 km2 en contrebas de l'édifice qui n'a pas été délimitée.
 

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