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Plusieurs ambassades attaquées à Tripoli, l'ONU évacue ses représentants

Alors que les Nations unies évacuent leurs représentants, Rome et Londres ont dénoncé des attaques contre leurs ambassades à Tripoli. En réponse, le chef de la diplomatie britannique (photo) a expulsé l'ambassadeur de Libye au Royaume-Uni.

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AFP - L'ONU a retiré son personnel de Tripoli après l'irruption de manifestants dans un bâtiment de l'organisation au cours de la nuit, ont annoncé dimanche les Nations unies.

Les forces de Mouammar Kadhafi ont pilonné la zone portuaire de Misrata alors même qu'un navire d'aide cherchait à décharger sa cargaison, a annoncé dimanche un porte-parole des insurgés.

"Ils recourent à des missiles Grad et visent directement le port, alors même qu'actuellement, un bateau d'aide cherche à décharger sa cargaison", a dit le porte-parole, Ahmed Hassan, à Reuters par téléphone. Il a dit ignorer quelle organisation a affrété ce navire.

"Les 12 employés expatriés de l'ONU à Tripoli ont temporairement quitté la capitale et sont en Tunisie" d'où ils continueront de travailler, a affirmé le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, dans un communiqué.

L'ordre leur a été donné de partir en raison des "troubles dans certains parties de la ville". "Nous espérons pouvoir retourner à Tripoli dès que la situation le permettra", écrit-il.

Le personnel de l'ONU est parti dimanche matin, a précisé une autre porte-parole des Nations unies, Stephanie Bunker, qui a expliqué que des manifestants avaient fait irruption au cours de la nuit dans un bâtiment de l'ONU à Tripoli, qui était alors inoccupé.

D'autres ont mis le feu tôt dimanche aux bâtiments de l'ambassade d'Italie et des résidences des ambassadeurs d'Italie et de Grande-Bretagne à Tripoli, deux des pays participant aux frappes aériennes, selon la correspondante de l'AFP sur place.

L'ONU, qui coordonne l'aide humanitaire et avait conclu un accord avec le gouvernement libyen le 17 avril pour être présente à Tripoli, maintient sa présence dans le reste du pays, notamment dans la ville rebelle assiégée de Misrata (centre) et à Bengahzi (est), la "capitale" de l'insurrection.

"Les bombes de l'Otan ont totalement détruit ce bâtiment"

Cette aggravation de la tension à Tripoli, où des cibles militaires subissent des frappes de la coalition internationale depuis le 19 mars, intervient au lendemain de la mort de plusieurs membres de la famille Kadhafi au cours d'une frappe de l'Otan.

Cette attaque aérienne a provoqué la mort de trois petits-enfants et de l'un des fils du colonel libyen, Saif al-Arab Kadhafi, selon le régime.

L'Alliance atlantique, qui a pris les commandes de l'intervention en Libye il y a un mois, a reconnu avoir frappé "un poste de commandement et de contrôle" dans la zone, mais n'a pas confirmé la mort du fils Kadhafi.

L'évêque de Tripoli, Giovanni Innocenzo Martinelli, qui a confirmé la mort de Saif al-Arab Kadhafi, a lancé un appel pour que cessent les bombardements sur la Libye.

"Du fond du coeur, je demande, s'il vous plaît, par respect pour la douleur liée à la perte d'un fils, un moment de trêve", a déclaré Mgr Martinelli.

"L'accélération des bombardements a aiguisé les tensions de manière inhumaine. Il faut un geste de civilisation, montrer que l'Otan n'est pas seulement barbarie", a souligné le prélat, qui a critiqué dès le début l'opération militaire internationale en Libye.

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