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L'un des fils de Kadhafi tué à la suite d'une frappe de l'Otan, selon Tripoli

Tripoli a annoncé la mort du plus jeune des fils de Kadhafi, Seïf al-Arab, et de trois de ses petits-enfants lors d'une frappe de l'Otan. Le régime précise que Kadhafi, présent au moment de l'attaque, a survécu.

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Seïf al-Arab, le plus jeune des six fils du leader libyen Mouammar Kadhafi, a été tué dans une frappe visant sa maison, dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le gouvernement libyen. Trois des petits-enfants de Kadhafi auraient également trouvé la mort au cours de ce raid. Selon Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement, Mouammar Kadhafi était lui aussi présent dans le bâtiment au moment des frappes. Il aurait échappé de peu à la mort.

"Les bombes de l'Otan ont totalement détruit ce bâtiment"

Seïf al-Arab, 29 ans, n’occupait aucun poste officiel reconnu, contrairement à ses frères aînés, Saïf al-Islam et Moatassem Billah, longtemps pressentis pour succéder à leur père. Les trois enfants morts dans la maison de Seïf al-Arab étaient tous les trois âgés de moins de 12 ans, selon le porte-parole du gouvernement libyen.

De puissants moyens employés

"La maison de Seïf al-Arab Mouammar Kadhafi […], a été attaquée avec de puissants moyens. Le Guide et sa femme étaient dans la maison avec des amis et des proches." Le Guide serait quant à lui "sain et sauf", selon le porte-parole du gouvernement. Et d’ajouter : "Il s'agissait d'une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays."

Face à l’ampleur des dégâts, "il semble cependant très difficile à imaginer que quelqu’un soit sorti vivant d’une telle attaque", estime David Thomson, envoyé spécial de France 24 à Tripoli, après avoir visité les ruines de la maison. "Cette affirmation des autorités permet de renforcer le mythe de l’invincibilité de Kadhafi", poursuit le journaliste, insistant sur le fait que rien ne permet, pour l’heure, de confirmer les déclarations du gouvernement libyen.

Au moins trois missiles ont été tirés sur la demeure de Saïf al-Arab. "Le bâtiment était dévasté, témoigne David Thomson. À l’intérieur, des effets personnels dispersés attestent qu’au moment de l’attaque la maison était bien habitée. La télévision était encore allumée et des jouets d’enfants éparpillés un peu partout. Il restait même de la nourriture dans la cuisine. En visitant cette maison, on a bien l’impression que la famille a été surprise par ces frappes."

L’Otan ne confirme pas la mort de Saif al-Arab

Dimanche, l’Otan a admis avoir mené des raids sur le quartier huppé de Bab al-Aziziya, à Tripoli, où habitait Seïf al-Arab. Néanmoins, l’Organisation n’a pas confirmé la mort du fils cadet de Kadhafi. "Nous ne visons pas les individus", a déclaré le général Charles Bouchard, commandant en chef de la coalition, dans un communiqué. "L’Otan a poursuivi ses frappes de précision contre les installations militaires du régime Kadhafi à Tripoli cette nuit, y compris des frappes sur un bâtiment de commandement et de contrôle connu dans le secteur de Bab al-Aziziya, peu après 18 heures (GMT) samedi soir", a précisé l’Alliance atlantique.

Dimanche, sur l’antenne de la BBC, le Premier ministre britannique David Cameron a refusé de confirmer la mort de Seïf al-Arab. "Les raids de l’Otan ne ciblent pas des individus", a-t-il affirmé. Et d’ajouter : "L’action de l’Otan est en accord avec la résolution 1973 des Nations unies et doit permettre d’éviter la mort des civils en frappant la machine de guerre de Kadhafi."

"La loi de la jungle", selon Tripoli

Pour Tripoli en revanche, la frappe sur la maison de Seïf al-Arab marque une nouvelle étape dans le conflit. "C’est maintenant la loi de la jungle, a affirmé Moussa Ibrahim. Il est désormais clair pour tout le monde que ce qui se passe actuellement en Libye n’a rien à voir avec une mission de protection des civils."

Samedi, l'Otan a rejeté l'appel à un cessez-le-feu lancé par Mouammar Kadhafi. L’Alliance a également refusé d’ouvrir des négociations tant que les forces du régime poursuivent leurs attaques contre des civils. 

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