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La gauche joue les trouble-fêtes lors des élections législatives

Les Canadiens ont voté ce lundi dans le cadre des élections législatives anticipées. le Premier ministre conservateur Stephen Harper devrait être reconduit dans ses fonctions, malgré une percée inattendue de la gauche dans les sondages.

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AFP - Les Canadiens votaient lundi lors des législatives anticipées qui devraient reconduire le conservateur Stephen Harper à la tête du gouvernement, tout en confirmant une montée aussi forte qu'inattendue de la gauche.

Le "vent du changement" que la percée du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) dans les sondages a fait souffler sur le pays a introduit plusieurs inconnues dans un scrutin jugé au départ terne, voire ennuyeux, puisqu'il s'agit du quatrième vote en sept ans.

Au lendemain de la motion de censure votée en mars par l'opposition contre le gouvernement conservateur minoritaire pour "outrage au parlement" et manque de transparence, les commentateurs se demandaient seulement si les électeurs offriraient à M. Harper la majorité parlementaire d'au moins 155 sièges sur 308.

Ou s'ils ne feraient qu'augmenter de quelques sièges ses troupes, de 143 députés dans la Chambre sortante.

Mais la montée du NPD, emmené par son chef charismatique Jack Layton, a brouillé les cartes, alors que le scrutin est devenu potentiellement beaucoup plus ouvert, les résultats dans plusieurs circonscriptions se jouant à quelques milliers, voire quelques centaines de voix près.

Les derniers chiffres publiés avant le vote créditaient le parti conservateur d'environ 37% d'intentions de vote, au dessous de la barre de 40% considérée comme le seuil nécessaire pour avoir la majorité.

Mais, compte tenu de la marge d'erreur des sondages et du système électoral majoritaire en vigueur au Canada, il paraissait toujours possible que M. Harper parvienne à cet objectif qui lui avait échappé en 2006 et 2008.

Comme il était tout aussi possible que son parti recule et que le Nouveau parti démocratique réalise une percée "historique".

A la veille du scrutin, le NPD était parvenu à 31,6% d'intentions de vote, selon le dernier sondage de l'institut Nanos réalisé samedi et dimanche pour la chaîne CTV et le quotidien The Globe and Mail.

Une telle percée ouvrirait sur le plan constitutionnel la possibilité de former un gouvernement de centre gauche dirigé par M. Layton et appuyé par une coalition du NPD avec les libéraux.

Comme ces deux partis d'opposition étaient rivaux pendant la campagne, et que les conservateurs les ont accusés de vouloir former une coalition, leurs chefs n'ont pas évoqué une telle perspective.

En revanche, M. Harper a évoqué dimanche le "risque énorme" et "réel" d'avoir un gouvernement NPD.

Le sort du parti libéral et de son chef Michael Ignatieff est une autre inconnue de ce scrutin. M. Ignatieff a mené une campagne honorable, mais n'a pas créé d'élan décisif dans l'électorat et s'est fait dépasser par le NPD, ce qui pourrait conduire à son départ à brève échéance de la direction du parti.      Enfin, la très forte poussée du NPD dans les sondages s'est faite en bonne partie au détriment des indépendantistes du Bloc Québécois de Gilles Duceppe.      Si elle est confirmée par les urnes, la nouvelle popularité du NPD fédéraliste pourrait annoncer un changement dans l'attitude des Québécois à l'égard de l'Etat fédéral. Et probablement sonner l'heure du départ pour M. Duceppe.

Les bureaux de vote ont ouvert à 11H00 GMT sur la côte atlantique, dans la province de Terre-Neuve et Labrador.

Les autres provinces devaient suivre graduellement, le Canada, deuxième plus vaste pays du monde, s'étendant sur six fuseaux horaires. Les heures de scrutin ont été décalées pour que la majorité des résultats soient connus lundi soir à peu près en même temps sur l'ensemble du territoire.
              

 

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