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Le Fatah et le Hamas enterrent la hache de guerre

Les deux mouvements palestiniens rivaux ont scellé leur réconciliation, ce mercredi, au Caire. Un rapprochement qui ouvre la voie à des élections dans un délai d'un an... et inquiète Israël.

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La hache de guerre est enterrée. Après plus de quatre années de division et plus d'un an de tractations, le Hamas - qui contrôle la bande de Gaza - et le Fatah - au pouvoir en Cisjordanie -, ont trouvé un accord de réconciliation, ce mercredi, au Caire. Dans les rues de Gaza, la fin des hostilités entre les deux frères ennemis a été célébrée dans la joie et la bonne humeur.

"Les drapeaux du Fatah flottent à nouveau dans les rues de Gaza"

"Ici, l’heure est à l’excitation", raconte Gallagher Fenwick, le correspondant de FRANCE 24 en Israël. "Les Gazaouïs sortent de chez eux, se regroupent.

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Pour la première fois depuis quatre ans, les drapeaux du Fatah flottent dans les rues et la télévision de Mahmoud Abbas [le chef du Fatah, NDLR] émet à nouveau. C’est une symbole fort."

Il faut dire que la réconciliation est historique. Depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le mouvement islamiste, en juin 2007, le Hamas avait exclu le Fatah de l'enclave palestinienne. Ses militants restaient terrés chez eux. Beaucoup ont également été emprisonnés. "Mais aujourd’hui, le peuple veut croire à la fin de la division", poursuit Gallagher Fenwick. Dans les rues de Gaza, l’humeur est à l’optimisme. "C’est le jour de notre libération", peut-on entendre ici et là, "c’est l'un des jours les plus importants de la cause palestinienne".

"Un accord fragile"

L’accord de paix entre les deux factions rivales prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’organisation d’élections législatives et présidentielle d’ici à un an. Reste donc à savoir maintenant quand et comment ces grands chantiers politiques seront mis en œuvre. "Il est vrai que cet accord est encore fragile, et rien ne dit qu’il tiendra encore dans quelques semaines", concède Sylvain Attal, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24.

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"De profondes divisions demeurent entre le Fatah et le Hamas. Des attentats, des violences sont à craindre dans les prochains mois", explique-t-il.

Le Hamas et le Fatah militent tous deux pour la création d’un État palestinien et pour la fin de l’occupation militaire israélienne dans les territoires. Mais l'un et l'autre préconisent des moyens différents pour arriver à leurs fins. Ainsi, si le Hamas prône la destruction de l’État d’Israël, le Fatah reconnaît la légitimité de l’État hébreu et tolère son existence.

L’accord fait évidemment grincer des dents à Tel-Aviv, où l'on considère le Hamas comme une organisation terroriste. De fait, l’accord de paix signé entre les deux mouvements palestiniens est considéré comme "de la poudre aux yeux" par Matan Vilnaï, le vice-ministre israélien de la Défense. De son côté, Benjamin Netanyahou, le Premier ministre de l'État hébreu, a affirmé que cette réconciliation devait "inquiéter tous les Israéliens, et tous ceux qui aspirent à la paix". 

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