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L'opposition exhorte le président Saleh à signer l'accord de transition

Proposé par les monarchies du Golfe, l'accord de transition, qui prévoit le départ d'Ali Abdallah Saleh d'ici un mois, n'attend plus que sa signature. L'opposition a averti qu'elle chasserait le président du pouvoir s'il ne signe pas.

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AFP - Le président yéménite Ali Abdallah Saleh sera chassé du pouvoir, sous la pression de la rue, s'il ne signe pas l'accord sur une transition pacifique proposé par les monarchies du Golfe, a averti dimanche le porte-parole de l'opposition, Mohamed Qahtan.

"La révolte va s'intensifier et il (finira) par être chassé du pouvoir", a déclaré le porte-parole du Forum commun, l'opposition parlementaire, en réaction aux réticences du président Saleh à signer dimanche, comme convenu, l'accord du Golfe.

Alors que cet accord lui offre l'occasion d'une transition ordonnée, s'il refuse de le signer, il sortira du pouvoir "humilié", sous la pression des protestataires qui observent des sit-in de contestation pour réclamer son départ depuis fin janvier, a-t-il dit.

L'opposition avait signé samedi soir l'accord en présence d'un émissaire du Golfe et de plusieurs ambassadeurs, dont celui des Etats-Unis.

Mais le président Saleh a exigé que l'opposition signe avec lui l'accord, posant ainsi une nouvelle entrave à ce plan de sortie de crise.

"Le président ne veut pas signer (l'accord) car il s'accroche au pouvoir", a commenté M. Qahtan, excluant que l'opposition signe de nouveau l'accord au Palais présidentiel, comme l'a suggéré le parti de M. Saleh.

"Nous ne participerons à aucune cérémonie de signature au palais présidentiel", a précisé le porte-parole de l'opposition, proposant qu'une telle cérémonie ait lieu, le cas échéant, à l'ambassade des Emirats arabes unis à Sanaa ou dans une capitale d'une monarchie du Golfe.

Le plan, élaboré avec l'aide des Etats-Unis et de l'Union européenne, prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d'une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Sa signature a déjà été maintes fois annoncée puis reportée, alors que le Yémen est secoué depuis janvier par une contestation populaire du régime de M. Saleh, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 180 personnes, selon un décompte de l'AFP.

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