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Quinze mois de prison avec sursis requis contre Dominique de Villepin

Le parquet général a requis 15 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin, pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream. L'ex-Premier ministre a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "inspiré ces réquisitions".

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AFP - Quinze mois de prison avec sursis ont été requis lundi devant la cour d'appel de Paris à l'encontre de Dominique de Villepin, soupçonné de "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, contre les 18 mois avec sursis et 45.000 euros d'amende requis en première instance.

Parallèlement, le parquet général a requis trente mois d'emprisonnement, dont 18 avec sursis, contre l'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, soit un an ferme.

Le mathématicien Imad Lahoud a vu requérir contre lui trente mois de prison dont 15 mois avec sursis.

L'avocat général Jean-Louis Perol a demandé en outre une peine d'amende de 45.000 euros contre MM. Lahoud et Gergorin.

En première instance, le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin était lui-même monté à l'audience pour s'occuper du cas Villepin. Il avait requis contre lui 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende.

Parallèlement, il avait requis deux ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre d'Imad Lahoud et trois ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre de Jean-Louis Gergorin, ainsi que 45.000 euros d'amende à l'encontre des deux hommes.

Le 28 janvier 2010, Dominique de Villepin avait été relaxé, tandis que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud avaient été condamnés à respectivement 15 et 18 mois de prison ferme, assortis pour chacun d'une amende de 40.000 euros.

L'affaire Clearstream est une vaste affaire de dénonciation calomnieuse au cours de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de faire croire qu'ils trempaient dans de sombres affaires de corruption.

Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu mettre fin à la calomnie. Le ministère public, qui a fait appel de la relaxe de l'ancien Premier ministre, estime qu'il doit être condamné pour "complicité par abstention".

Mais si la "complicité de dénonciation calomnieuse" existe bel et bien dans le code pénal, la "complicité par abstention" n'est qu'un concept juridique que la cour d'appel a toute liberté de suivre ou non.

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