ROLAND-GARROS

La Française Marion Bartoli échoue aux portes de son "rêve d’enfance"

Dominée en deux sets par l’Italienne Francesca Schiavone (6-3, 6-3), Marion Bartoli ne jouera pas la finale de Roland-Garros. Un objectif que la joueuse, née en Auvergne, poursuit pourtant depuis ses débuts sur les courts.

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La rage de vaincre est l'un des atouts de la numéro 1 française depuis le début de la quinzaine de Roland-Garros. (photo : AFP)
La rage de vaincre est l'un des atouts de la numéro 1 française depuis le début de la quinzaine de Roland-Garros. (photo : AFP)

"Mon rêve d'enfance a toujours été de jouer la finale à Roland-Garros", a déclaré Marion Bartoli, lundi, en conférence de presse. Un rêve que la championne de 26 ans, qui affrontait ce jeudi en demi-finale des Internationaux de France l'Italienne Francesca Schiavone, n’aura jamais été aussi proche de le caresser.

Mais face à la tenante du titre et 5e joueuse mondiale, la native du Puy-en-Velay (Haute-Loire) n’a pas pesé lourd. Défaite en deux sets, elle n’a jamais su trouver les ressources nécessaires pour contrarier son adversaire du jour (6-3, 6-3).

Il faudra donc attendre au moins un an de plus pour trouver la Française qui succèdera à Mary Pierce, vainqueur du tournoi de la Porte d’Auteuil en 2000, il y a déjà 11 ans.

Reste qu’en dépit de sa défaite en demi-finale, Marion Bartoli a montré des qualités morales et physiques qui laissent présager un avenir rayonnant. Une bouffée d’air frais dont le tennis féminin français a particulièrement besoin en cette période de vache maigre.

Travailleuse acharnée

Depuis le début de la quinzaine de la terre battue parisienne, Marion Bartoli a su devenir la chouchoute des supporters français en cultivant une impressionnante rage de vaincre. Lors des trois premiers tours, elle s’est, chaque fois, qualifiée en trois sets. Une détermination qui est l'une de ses marques de fabrique : travailleuse acharnée, elle a quitté les bancs de l’école à 13 ans pour suivre des cours par correspondance et se concentrer sur le tennis. Dans le même temps, son père Walter, médecin, a arrêté les consultations dans son cabinet de Retournac, en Haute-Loire, pour entraîner sa fille.

Aujourd’hui, Marion Bartoli ne veut pas se séparer de son père. Un choix qui prive la meilleure joueuse française d’une sélection en équipe de France, où Walter Bartoli ne peut pas l’accompagner. Conséquence : pas de Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis chez les dames), ni de Jeux olympiques de Londres en 2012 pour la jeune femme...

Jeu à deux mains

Lorsque Marion Bartoli joue au tennis, son père Walter n'est jamais loin. (photo : AFP)
Lorsque Marion Bartoli joue au tennis, son père Walter n'est jamais loin. (photo : AFP)

Marion Bartoli cultive donc sa différence et semble vouloir rester en marge du circuit féminin. Connue pour ne pas avoir l’habitude de fréquenter ses adversaires en dehors des jours de match, celle-ci se distingue aussi sur le court par un style de jeu unique, qui semblait passé de mode : à deux mains, en coup droit comme en revers - comme Monica Seles. Entre les échanges, ses coups de raquette dans le vide tout comme ses sautillements frénétiques déroutent également.

Mais il va falloir s’habituer à cette gestuelle si Marion Bartoli confirme la progression qu’elle affiche depuis le début de l’année. Et si Roland-Garros s’arrête en demie, l’année 2011 pourrait bien être celle de l’ascension de la numéro un française...

 

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