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YÉMEN

Plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre, soignés en Arabie saoudite

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : FRANCE 2
4 min

Les affrontements se poursuivent à Sanaa tandis qu'une certaine confusion règne autour du pouvoir. Blessé par un tir d'obus, le chef de l'État yéménite a enregistré un message audio dans lequel il affirme être bien portant.

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AFP - Des heurts ont opposé par intermittence samedi à Sanaa des hommes armés tribaux aux forces du chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh, blessé la veille dans un bombardement du palais présidentiel et confronté à nouvelles défections au sein de l'armée.

La Russie s'est dite préoccupée par la "terrible guerre civile" au Yémen et a appelé à un règlement négocié, alors que l'opposition parlementaire yéménite a exhorté la communauté internationale à "agir d'urgence pour sauver le Yémen et son peuple".

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Le Premier ministre yéménite, Ali Moujawar, et quatre autres responsables -- les chefs du Parlement, Yahia al-Raï, et du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, les vice-Premier ministre Sadek Amin Abou Ras et Rached Mohammed al-Alimi --, blessés dans le bombardement d'une mosquée du palais au moment de la grande prière du vendredi, ont été transportés en Arabie saoudite pour des soins, selon l'agence officielle Saba.

Mais l'état de M. Saleh, "légèrement blessé à la tête" lors du bombardement qui a coûté la vie à sept officiers, est "stable" et "n'inspire pas d'inquiétude", a affirmé à l'AFP une source médicale. Il a été soigné à l'hôpital militaire de Sanaa.

M. Saleh a assuré être bien portant dans un message audio diffusé vendredi soir par la télévision d'Etat. Il a accusé son rival Sadek al-Ahmar, le plus puissant des chefs tribaux, du pilonnage, appelant "les forces armées à nettoyer les institutions de l'Etat de ces gangs rebelles de hors-la-loi".

Les hommes de cheikh Al-Ahmar sont engagés depuis le 23 mai dans des combats violents à Sanaa contre les forces fidèles au chef de l'Etat, qui ont fait des dizaines de morts et marqué un tournant dans le mouvement de contestation populaire, lancé en janvier, et resté jusqu'alors pacifique.

L'attaque du palais présidentiel a été suivie du bombardement de résidences de membres du camp al-Ahmar dans un quartier du sud de la capitale, non loin du palais. Dix personnes ont été tuées et 35 blessées, a-t-on appris auprès du bureau de Hamid al-Ahmar, frère du chef tribal.

Samedi, un civil a été tué et plusieurs autres blessés dans des échanges de tirs qui se sont poursuivis par intermittence à Al-Hassaba, un quartier du nord de Sanaa, qui a été secoué pour la cinquième nuit consécutive par de violents accrochages aux obus et roquettes, selon des témoins et des sources médicales.

Des habitants, effrayés par la persistance des violences, continuaient à fuir al-Hassaba, où se trouve la résidence de cheikh Sadek al-Ahmar, et les quartiers avoisinants, privés d'eau et affectés par des coupures d'électricité.

A Taëz (sud-ouest), la Garde républicaine, corps d'élite de l'armée resté fidèle à M. Saleh, a bombardé la Place de la Liberté, brièvement reprise vendredi par les protestataires, selon des témoins.

Le 29 mai, le démantèlement d'un sit-in de protestation permanent sur cette place avait fait plus de 50 morts.

Déjà isolé, M. Saleh, qui refuse malgré les pressions internationales de quitter un pouvoir qu'il détient depuis près de 33 ans, est confronté à de nouvelles défections au sein de l'armée.

Le commandant de la 33e division blindée, le général Jebrane Yahia al-Hachedi, a annoncé à Taëz son ralliement à l'opposition, selon une source militaire. Il a fait défection après avoir rappelé, sous la pression d'un groupe d'officiers, des troupes envoyées dans le centre de Taëz pour réprimer des manifestations anti-régime.

Après l'annonce par l'Union européenne de préparatifs en vue d'évacuer ses citoyens du Yémen, l'Allemagne a décider de fermer son ambassade.

Et l'ONG française Triangle Génération Humanitaire a annoncé le rapatriement de ses sept salariés français au Yémen, une semaine après la disparition de leurs trois collègues français, probablement enlevés.

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