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TUNISIE

Près de cent chefs d'accusation retenus contre l'ex-président Zine el-Abidine Ben Ali

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : Julien FANCIULLI
3 min

Jugé par contumace, l'ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali devra répondre de 93 chefs d'accusation - dont certains passibles de la peine capitale. Le procès de l'ex-chef d'État, réfugié en Arabie saoudite, doit débuter le 20 juin.

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AFP - Le président déchu tunisien Ben Ali est passible de 5 à 20 ans de prison dans le procès par contumace qui s'ouvrira le 20 juin à Tunis, mais il pourrait encourir la peine capitale pour d'autres chefs d'accusation examinés ultérieurement, ont indiqué les autorités mardi.

La date du 20 juin pour le début du procès au civil de Zine El Abidine Ben Ali - qui a gouverné la Tunisie d'une main de fer pendant 23 ans avant de fuir le 14 janvier dernier devant la révolte populaire - avait été annoncée lundi soir par le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi.

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Un porte-parole du ministère de la justice a précisé que, lors du procès au civil qui s'ouvrira le 20 juin devant le tribunal de première instance de Tunis, seul M. Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi seront jugés.

Le couple est accusé d'accaparement de fonds publics et de vol de biens, suite à la découverte d'une importante quantité de devises et des bijoux dans le palais de Sidi Bou Said dans la banlieue de Tunis.

M. Ben Ali doit aussi être jugé, seul cette fois, dans une autre affaire portant sur la découverte de drogue et d'armes, dans le palais présidentiel de Carthage.

Dans ce cas, les chefs d'accusation sont notamment: détention de stupéfiants à l'usage de consommation, détention d'armes et de munitions, exploitation d'un local en vue de stockage et usage de stupéfiants et non déclaration de possession de pièces archéologiques, a précisé le porte-parole, M. Kadhem Zine El Abidine.

Dans ces deux affaires, M. Ben Ali encourt théoriquement une peine allant de 5 à 20 ans de prison, a dit le responsable.

En tout, l'ancien président doit répondre de 93 chefs d'accusation, dont environ 35 vont être transférés à une juridiction militaire, a-t-il ajouté. D'autres personnes, dont il n'a précisé ni le nombre ni l'identité, doivent aussi être jugés par cette juridiction.

L'ex-président pourrait être passible de la peine de mort, pour certains chefs d'accusation portant sur des homicides volontaires et de la torture.

Parmi les chefs d'accusation retenus contre lui figure aussi celui de blanchiment d'argent.

M. Ben Ali s'est réfugié en Arabie saoudite après son départ de Tunis et, selon M. Caïd Essebsi, les autorités saoudiennes ont jusqu'à présent fait la sourde oreille aux demandes du gouvernement tunisien que l'ex-président lui soit remis.

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