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Reporters

Clandestins tunisiens : France, terre d’accueil ?

Au lendemain de la révolution qui a renversé le président Ben Ali, 23 000 Tunisiens ont risqué leur vie en traversant clandestinement la Méditerranée jusqu’en Italie, dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe. Que sont-ils devenus ? L’exil a-t-il rempli ses promesses ? France 24 a retrouvé certains de ces clandestins qui débutent une nouvelle vie en banlieue parisienne.

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Ce reportage est en fait la suite d’une histoire que notre correspondant en Tunisie, David Thomson, a entamée en début d’année. Au lendemain de la révolution tunisienne, dans le chaos post-Ben Ali, les autorités ne surveillent plus la côte. Des milliers de Tunisiens en profitent alors pour traverser clandestinement la Méditerranée jusqu’à l’île italienne de Lampedusa, porte d’entrée vers l’Europe.

Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, la plupart ne fuient pas l’instabilité politique : ils cherchent simplement de meilleures opportunités économiques, dans des pays bien plus riches que le leur.

Dans la première partie de cette histoire, nous avons suivi Mokhtar, Mohanned et Alaeddine, qui se préparaient alors à traverser la Méditerranée. Ils sont de la même famille et viennent tous de la même ville – Tataouine, la grande ville du sud.

Trois mois après leur traversée, nous avons voulu savoir ce qu’ils étaient devenus et si l’exil avait, pour eux, rempli ses promesses.

Nous les avons retrouvés à Aubervilliers, banlieue populaire du nord de Paris. Ils ont tous survécu à la traversée, et ils ont tous quitté l’Italie pour la France, où ils ont de la famille.

Ce qui m’a frappé –plus encore que la difficulté de la vie en France pour des clandestins et les combines nécessaires pour trouver du travail au noir– c’est l’image totalement fantasmée que beaucoup de Tunisiens ont de la France. Comme nous l’a expliqué Alaeddine : "[venir en France] c’est le rêve de chaque jeune Arabe : la France c’est de gratte-ciels, des voitures de luxe, des vêtements de luxe."

Quelle déception pour Alaeddine ! Il s’est vite rendu compte qu’il y avait peu de débouchés en France pour un immigré sans papiers qui parle à peine la langue, alors il a fini par décider de rentrer chez lui, en Tunisie.

Mais beaucoup d’autres, dont son cousin Mohanned, veulent rester ici quoi qu’il en coutera. Ils ont fait trop de sacrifices et pris trop de risques pour renoncer maintenant.

Notre reportage raconte l’histoire d’une famille tunisienne, une parmi tant d’autres, qui a décidé de tenter sa chance en France.

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