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Les agences de notation dans le collimateur de la zone euro

En Europe, les critiques se multiplient à l’encontre des agences de notation après la dégradation, le 5 juillet, de la note du Portugal par Moody’s. Ce n'est pas la première fois qu'elles sont pointées du doigt. Mais pourquoi fait-on appel à elles ?

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La Banque centrale européenne vient de qualifier les agences de notation de "structures oligopolistiques non souhaitables". Avant cela la France avait déjà appelé à "continuer à réformer" ces institutions qui notent les États. Même l’Allemagne a demandé de "limiter leur influence".

Pourquoi cette levée de bouclier ? Moody’s, l’une des trois grandes agences de notation (avec Standard & Poor’s et Fitch) a décidé, le 5 juillet, de dégrader de quatre crans la note du Portugal. Dorénavant, les bons du Trésor portugais sont considérés comme des titres "pourris", Lisbonne ayant du coup plus de difficultés à trouver de l’argent sur les marchés financiers. L’Europe estime donc que Moody’s a compliqué la tâche du Portugal qui doit assainir ses finances.

Les agences de notation avaient déjà été sous le feu des critiques après le début de la crise écononomique aux États-Unis. Elles avaient alors été accusées de ne pas avoir prévu l’éffondrement des subprimes qu’elles étaient censés surveiller. Malgré les critiques récurrentes, elles semblent continuer à faire la pluie et le beau temps sur les marchés financiers. Pourquoi a-t-on besoin d’elles ?

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