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L'ambassadeur des États-Unis à Hama pour "établir le contact" avec l'opposition

Selon le département d'État, l'ambassadeur américain en Syrie Robert Ford s'est rendu ce jeudi dans la ville assiégée de Hama et compte y rester lors des manifestations de ce vendredi. Il doit y rencontrer des opposants au régime syrien.

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AFP - L'ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, s'est rendu jeudi dans la ville rebelle de Hama et compte y rester vendredi en vue de la nouvelle journée de manifestations prévue dans toute la Syrie, a rapporté la porte-parole du département d'Etat.

M. Ford, dont plusieurs parlementaires américains ont demandé le rappel, "a exprimé notre soutien aux droits des Syriens" alors que le sort de la ville suscite la "grave inquiétude" des Etats-Unis, a indiqué Victoria Nuland.

A Hama, ville traditionnellement rebelle, Robert Ford a pour mission "d'établir le contact" avec l'opposition, a déclaré un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat.

"Nous voulons savoir qui sont ces gens, à quel type de processus politique et d'avenir pour leur pays ils aspirent, nous devons prendre contact avec eux et c'est ce qu'il fait là-bas", a poursuivi cette source.

Washington avait affirmé la semaine dernière que l'ambassadeur avait pu rencontrer des opposants à Damas.

Selon Mme Nuland, le diplomate a pu parler "à plus d'une dizaine de personnes" et a pu se rendre à l'hôpital de la ville où sont soignées des victimes des violences. Il a évoqué "une situation tendue, des magasins fermés".

Mme Nuland a souligné que l'ambassadeur s'était rendu par ses propres moyens dans la ville, traversant un point de contrôle de l'armée syrienne, puis un autre tenu par "les habitants". Les autorités syriennes avaient été informées à l'avance.

Le 21 juin, M. Ford s'était rendu dans une ville à la frontière turque, dans le cadre d'une visite organisée par le régime du président Bachar al-Assad, contesté dans la rue depuis quatre mois et qui organise une répression féroce.

Des centaines d'habitants ont fui Hama ces dernières heures, craignant la répression de l'armée à la veille de nouvelles manifestations attendues à travers le pays pour rejeter tout dialogue avec le régime Assad.

La ville est depuis 1982 un symbole historique, après la répression d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.

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