Accéder au contenu principal

Human Rights Watch révèle des exactions commises par les rebelles libyens

Selon un communiqué de l'ONG Human Rights Watch rendu public mercredi, les rebelles libyens ont été à l'origine de violences au cours des mois de juin et juillet 2011. Des révélations qui pourraient ternir l'image de ceux qui défient Kadhafi.

Publicité

AFP - Les rebelles libyens se sont rendus responsables d'incendies, de pillages et d'abus sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli à partir du Djebel Nafusa (ouest), a accusé mercredi Human Right Watch (HRW).

L'organisation de défense des droits de l'homme "a été témoin de certains de ces actes, a interrogé des témoins pour d'autres et a parlé avec un commandant rebelle de ces abus", a déclaré l'organisation dans un communiuqué.

HRW indique que ces violences ont eu lieu en juin et juillet et jusqu'à la semaine dernière, alors que les rebelles engagaient leur offensive à partir du Djebel Nafusa, une région montagneuse au sud de Tripoli.

"Dans quatre villages capturés par les rebelles dans les monts Nafusa ces derniers mois, les combattants rebelles et leurs sympathisants ont saccagé des biens, brûlé certaines habitations, pillé des hôpitaux, des maisons et des commerces, et frappé certaines personnes soupçonnées de soutenir les forces gouvernementales", écrit HRW.
              

Un rebelle apprivoise son arme dans l'ouest libyen © David Thomson
Un rebelle apprivoise son arme dans l'ouest libyen © David Thomson

"Les chefs rebelles ont le devoir de protéger les civils et leurs biens, particulièrement les hôpitaux, et de sanctionner quiconque se livre au pillage ou à d'autres abus", déclare encore HRW.

Un commandant rebelle de la région, que l'organisation identifie comme le colonel El-Moktar Firnana, a admis que des abus avaient été commis et que certains combattants ou sympathisants avaient été punis.

"Si nous n'avions pas donné des instructions, les gens auraient brûlé ces villages jusqu'au dernier", a déclaré le responsable, cité par HRW, qui précise que deux de ces villages abritent une tribu proche du colonel Kadhafi.

"Al-Awaniya et Zawiyat al-Bagul sont les villages de la tribu des Mesheshiya, connue pour sa fidélité au gouvernement libyen et à Mouammar Kadhafi", indique HRW.

Selon des témoignages recueillis par HRW, au moins un civil aurait été blessé d'une balle dans le pied par les rebelles.

Dans le bastion rebelle de Benghazi (est), le Conseil national de transition (CNT, direction des rebelles) n'a pas répondu aux questions sur la réalité de ces violations.

Après plusieurs semaines d'enlisement du conflit, les insurgés ont déclenché mercredi la semaine dernière, à partir des montagnes du Djebel Nafusa, une offensive dans l'ouest de la Libye. Ils visent désormais deux verrous stratégiques pour prendre Tripoli en tenaille au sud et à l'ouest.

Ces accusations pourraient affecter l'image des rebelles, qui combattent le régime de Mouammar Kadhafi, en place depuis près de 42 ans, au nom du respect des droits de l'homme et des libertés, gagnant le soutien des Occidentaux et de l'ONU.

La France, qui a admis récemment avoir procédé à des parachutages d'armes légères dans le Djebel Nafusa, a prolongé mardi son engagement en Libye lors d'un vote au parlement qui a réuni majorité et opposition.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.