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L'armée française cherche à protéger davantage ses soldats

Au lendemain d'un 14-Juillet endeuillé par la mort de six soldats français en Afghanistan, le patron de l'armée de terre a été dépêché sur le terrain afin d'y étudier les moyens d’améliorer la sécurité des 4 000 hommes déployés sur place.

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Comment la sécurité des soldats français peut-elle être améliorée ? La question agite les esprits au sommet de l’État, alors que 2011 est déjà l’année la plus meurtrière pour l’armée française en Afghanistan depuis le début de son intervention, il y a près de 10 ans.

Jeudi, le pays célébrait une fête nationale endeuillée par la mort de six de ses soldats en seulement 48 heures. Le matin même, un membre des commandos marine était tué au cours d'un accrochage dans la vallée d'Alasay, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, devenant le 70e Français à tomber en Afghanistan depuis le début de la guerre en 2001. La veille, cinq soldats périssaient dans un attentat-suicide dans la vallée de Tagab, toujours en Kapisa, victimes de la plus grave attaque depuis l'embuscade d'Uzbin, qui avait fait 10 morts en 2008.

L'armée française à bout de forces ?

"Actions de type terroriste"

"Nous sommes maintenant davantage face à des actions de type terroriste, non seulement des actions militaires. Face à ce nouveau contexte, il faut de nouvelles mesures de sécurité", a estimé le président français, Nicolas Sarkozy, jeudi, en marge d'une rencontre avec des soldats blessés en Afghanistan à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine).

Aussitôt après le traditionnel défilé militaire sur l'avenue des Champs-Élysées, le chef de l’État français a rejoint le palais de l’Élysée pour y présider un conseil de sécurité en compagnie des plus hauts gradés de l’armée. Aucune mesure n’a été prise lors de la réunion, si ce n’est la décision de dépêcher le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza, sur place. Sa mission : étudier la situation et faire des propositions "avant la fin de la semaine prochaine", a annoncé le ministre de la Défense, Gérard Longuet, à l’issue du conclave.

Marge de manœuvre étroite

Mais "comment trouver des mesures qui ne vont pas freiner la mission des Français ?, s’interroge Marie Forestier, correspondante RFI pour FRANCE 24 à Kaboul. Pour mieux prévenir les attentats, il faudrait couper les liens entre les soldats et la population locale, ce qui reviendrait à remettre en question l’approche française. Et pour ce qui est de l’autre menace principale, à savoir les bombes artisanales, on ne peut pas faire grand-chose. Même les moyens techniques sont limités pour les détecter et les éviter."

Pas question non plus de changer le calendrier de retrait des troupes engagées sur le terrain, qui "commencera dès cette année et s'étalera jusqu'en 2013", a répété Nicolas Sarkozy, alors que, de leur côté, les États-Unis commencent, ce vendredi, le rapatriement de leurs soldats. Mardi, le président français avait assuré lors d’une visite surprise en Afghanistan qu'un quart des soldats français aurait quitté le pays d'ici à la fin de 2012 avant un retrait total en 2014.

Sous ces contraintes, la marge de manœuvre du patron de l’armée de terre semble étroite. Où placer le curseur entre protection des soldats et réussite de la mission ?  Elrick Irastorza a une semaine pour répondre à la question.

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