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Nouveau raid meurtrier des rebelles dans leur capitale Benghazi

L'insurrection libyenne a mené, dans la nuit de samedi à dimanche, de nouvelles opérations contre un groupe de partisans du colonel Kadhafi basé à Benghazi. Les heurts ont fait 15 morts, dont quatre du côté des rebelles.

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AFP - Les rebelles libyens ont mené dans la nuit de samedi à dimanche un raid meurtrier contre un groupe de partisans du dirigeant Mouammar Kadhafi au sein de leur "capitale" Benghazi (est), et repris un petit village dans les montagnes de Nefoussa (ouest).

A Benghazi, la bataille a fait 15 morts, quatre parmi les rebelles et 11 au sein du groupe armé, et des dizaines de blessés.

"Il y a eu une longue bataille qui a duré des heures, parce qu'ils étaient lourdement armés. Nous avons perdu quatre hommes", a déclaré à l'AFP un porte-parole des rebelles, Mahmoud Chammam.

Au total, les rebelles ont arrêté au moins 63 personnes, a affirmé un autre porte-parole des insurgés, Mustafa al-Sagazly.

M. Chammam a également fait état d'une vingtaine de blessés au sein du groupe armé. Mais selon des sources médicales, 11 pro-Kadhafi ont succombé, et 46 rebelles ont été blessés, dont quatre très grièvement.

Selon le responsable de la sécurité à Benghazi, Farid Juwayli, plusieurs prisonniers de guerre évadés se trouvaient dans ce groupe armé installé dans une fabrique de plaques d'immatriculation et soupçonné d'être derrière l'assassinat du général Younès, un ancien pilier du régime du colonel Kadhafi devenu chef d'état-major de la rébellion.

Le hangar de la fabrique abritait sept pick-up armés de mitrailleuses, ainsi qu'une grande quantité d'explosifs que le groupe comptait utiliser dans des attentats à la voiture piégée à Benghazi, ont ajouté plusieurs responsables.

Le raid a été conduit après que le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, eut ordonné samedi soir à toutes les milices de déposer les armes ou de se rallier.

"Le temps est venu de dissoudre ces brigades. Quiconque refusera d'appliquer ce décret sera jugé", avait indiqué le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, lors d'une conférence de presse.

Parallèlement, la rébellion tentait de faire taire les rumeurs entourant l'assassinat du général Younès. Selon M. Abdeljalil, le général a été abattu jeudi par un groupe d'hommes armés après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire sur des questions militaires à Benghazi.

M. Abdeljalil a précisé samedi soir qu'Abdel Fatah Younès avait été convoqué par un comité de quatre juges qui en avait informé les dirigeants du CNT.

Le colonel Ahmed Omar Bani, porte-parole militaire des rebelles, a estimé que ces quatre juges n'avaient pas le pouvoir de rappeler le général Younès et que le ministère de la Défense du CNT avait écrit une lettre pour rejeter cette décision.

"Quand toute la vérité sera faite, elle sera annoncée au peuple et au monde entier", a-t-il déclaré, refusant toutefois de dévoiler l'identité des suspects arrêtés après ce meurtre. Il a ajouté qu'il lutterait contre "ceux qui essaient de répandre des rumeurs".

Sur le terrain, les insurgés ont pris dimanche matin le petit village de Joch, au pied des montagnes du djebel Nefoussa, dans l'Ouest libyen, selon des journalistes de l'AFP sur place.

"Nous avons pris Joch ce matin et nous nous dirigeons vers l'ouest. Nous combattons désormais pour prendre Tiji", une localité voisine, a déclaré à l'AFP Juma Brahim, porte-parole militaire de la rébellion dans le djebel Nefoussa.

Selon un porte-parole des rebelles locaux, Mohammed El-Boujdidi, les combats ont fait trois morts et quatre blessés.

Au sud de Benghazi, les rebelles ont annoncé avoir repoussé une attaque des forces pro-Kadhafi sur la ville de Jalo.

Sur le plan diplomatique, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a déclaré que le régime du colonel Kadhafi était en contact avec des membres du CNT.

"Il y a des contacts avec Mahmoud Jibril (numéro deux du CNT), avec (Ali) Al-Issaoui (responsable des relations extérieures), Ali Sallabi (dignitaire religieux) et d'autres", a déclaré M. Kaaim, démentant en revanche des rumeurs sur de récents contacts entre le régime et le général Younès.
 

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