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La débâcle du secteur bancaire plonge Wall Street dans le rouge

Dans la foulée des places européennes, la Bourse de New York, plombée par la chute du secteur bancaire et les rumeurs sur la dette française, a une nouvelle fois dévissé. Le Dow Jones finit en baisse de 4,68 %, et le Nasdaq recule de 4,12 %.

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AFP - La Bourse de New York a chuté mercredi pour la troisième fois en cinq séances, effaçant d'un trait son rebond de la veille, emportée par la chute du secteur bancaire et les craintes pour l'économie: le Dow Jones a perdu 4,62% et le Nasdaq 4,09%.

Selon des chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a lâché 519,83 points à 10.719,94 points, son plus bas niveau de clôture depuis septembre 2010, et le Nasdaq, à dominante technologique, 101,47 points à 2.381,05 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a abandonné de son côté 4,42% (ou 51,77 points) à 1.120,76 points.

Wall Street a connu une nouvelle fois une séance très volatile. C'est son troisième très fort repli en cinq séances, après les chutes de jeudi et lundi. Les 430 points récupérés mardi sur le Dow Jones ont aussi vite disparu, dans un volume d'échanges encore une fois très étoffé pour un jour d'été.

"L'enthousiasme est fini", ont constaté les analystes de Charles Schwab, alors que le moral des investisseurs était de nouveau atteint par une exacerbation des craintes pour l'économie et les problèmes de dette de la zone euro.

La retraite du marché a été sonnée par les banques, à l'image de la débandade enregistrée sur les places européennes, touchées par des rumeurs concernant un abaissement de la note de la dette de la France et sur la santé de l'une des grandes banques du pays, Société Générale.

"C'est très inquiétant que la nervosité ait encore augmenté", a confié Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets, une nervosité venue "du raid contre les banques françaises qui ne semble pas justifié".

Le secteur bancaire américain a chuté, à l'image de ses homologues européens.

La Fed va garder son taux d'intérêt directeur près de zéro "au moins jusque mi-2013" et envisage de nouvelles mesures de relance pour aider l'économie. Elle a justifié ces annonces par une croissance "considérablement plus lente" qu'attendu et des risques qui "se sont accrus".

"L'économie les inquiète assez sérieusement pour que cela nécessite que les taux d'intérêt restent bas encore deux ans", a observé Andrew Fitzpatrick, de Hinsdale Securities, sombre constat sur lequel les investisseurs se sont concentrés.

Le marché obligataire a recueilli une fois de plus les investisseurs paniqués. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'est replié à 2,137% contre 2,182% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,538% contre 3,573%.

Menace sur la zone euro

 

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