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La croissance française au point mort au deuxième trimestre 2011

L'économie française a subi une nette décélération au deuxième trimestre 2011 la conduisant à la stagnation. Selon les statistiques de l'Insee, le PIB français n'a pas varié par rapport au premier trimestre de cette année.

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AFP - La croissance de l'économie française a été nulle (0,0%) au deuxième trimestre 2011 après une "vive" progression au premier trimestre (+O,9%), a annoncé l'Institut national de la statistique (Insee) vendredi dans un communiqué.

Ce chiffre confirme une nette décélération de l'activité, anticipée par les analystes, même si la Banque de France s'attendait encore à une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,2% pour ce trimestre dans ses prévisions de lundi dernier.

Cette estimation de la croissance était attendue avec d'autant plus d'intérêt à Bercy, qu'elle doit donner le "la" d'un budget 2012 dont le cadrage s'annonce particulièrement épineux en pleine tempête boursière.

Les dépenses de consommation des ménages ont reculé au deuxième trimestre (-0,7% après +0,4%), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF), autrement dit l'investissement, a décéléré légèrement (+0,9% après +1,2%).

Globalement, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué négativement à l’évolution du PIB (-0,2 point après +0,5 point), toujours selon l'Insee.

Les importations se sont repliées (-0,9% après +3,1%), alors que les exportations ont stagné (0,0% après +1,8%). En conséquence, le solde commercial a contribué positivement à la croissance du PIB (+0,3 point après -0,5 point).

Les variations de stocks des entreprises n'ont en revanche aucunement contribué à la variation de l’activité au deuxième trimestre, après avoir apporté +0,8 point de croissance du premier trimestre.

La production totale de biens et services a été stable au deuxième trimestre, après un premier trimestre "très dynamique" (+1,4 %). La production manufacturière a reculé dans le même temps de 0,6 % après avoir progressé de 2,9 % au premier trimestre, la plus forte hausse depuis l’été 1968. Toutes les branches se sont repliées, à l’exception de l’industrie agro-alimentaire.

La production de l’ensemble des services a également décéléré (+0,3 % après +1,1 %). Cet infléchissement concerne lui aussi toutes les branches, notamment celle des services aux entreprises.
 

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