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ITALIE

Le ministre de l'Économie relance son appel en faveur des eurobonds

Texte par : Dépêche
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2 min

Au lendemain de l'adoption d'un plan d'austérité, le ministre italien de l'Économie, Giulio Tremonti, a réitéré son appel à la mise en place des eurobonds, estimant que leur entrée en service aurait pu éviter la crise de la dette.

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AFP - Les eurobonds auraient permis d'éviter d'arriver à la crise de la dette, a estimé samedi lors d'une conférence de presse à Rome le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti, qui a jugé "fondamentale une plus grande consolidation des finances publiques en Europe.

"S'il y avait eu les eurobonds, nous ne serions pas arrivés à (la crise d') aujourd'hui", a affirmé le ministre, qui a détaillé le nouveau plan de rigueur draconien de 45,5 milliards d'euros sur deux ans adopté vendredi par Rome dans l'espoir de mettre un terme aux attaques spéculatives contre l'Italie, rattrapée par la crise de la dette dans la zone euro.

"La solution principale aurait été les eurobonds, je suis convaincu (de la justesse) du modèle proposé par le Premier ministre luxembourgeois (Jean-Claude Juncker) et par moi-même au niveau international", a-t-il affirmé.

"Nous sommes en attente de développements. Sinon les difficultés continueront", a-t-il averti.

La crise a "accéléré de façon dramatique ces derniers jours. Etait-ce prévisible? Cela pourra faire l'objet de réflexions. Mais la crise ne concerne pas seulement notre pays, mais une part énorme du PIB de l'Europe", a-t-il ajouté.

Les nouvelles mesures, qui s'ajoutent à une cure d'austérité de 48 milliards d'euros sur trois ans adoptée à la mi-juillet par le Parlement, permettront de récupérer "20 milliards en 2012 et 25,5 milliards en 2013", a déclaré vendredi Silvio Berlusconi.

Le décret-loi, qui sera publié dimanche au journal officiel, doit être ratifié dans 60 jours par le Parlement.

Le plan répond aux demandes des partenaires européens et de la Banque centrale européenne, qui a conditionné le soutien à Rome par le biais de rachat d'obligations d'Etat à l'adoption de nouvelles mesures de rigueur. La BCE a énuméré ses conditions dans une lettre "secrète".

 

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