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Nouveau plongeon des places asiatiques à la clôture

Au lendemain d'une journée noire pour Wall Street et les Bourses européennes, l'Asie n'échappe pas au vent de panique qui s'empare à nouveau des marchés. À la clôture, Tokyo cède 2,51 % et Shanghaï résiste à -0,98 %.

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AFP - Les Bourses asiatiques et le pétrole repartaient en nette baisse vendredi matin, succombant eux aussi à la nouvelle vague d'inquiétudes sur la croissance mondiale, tandis que l'or, valeur refuge, franchissait un nouveau record.

A Tokyo, l'indice Nikkei 225 des 225 valeurs vedettes cédait 2,15% à la mi-séance (après avoir ouvert en repli de 1,92%) et Séoul plongeait de 4,49%. Dans la matinée, Hong Kong lâchait 2,48% et Shanghai 1,34%. Sydney perdait 2,83% à la mi-journée.

La veille, les Bourses européennes et américaines avaient connu une nouvelle journée noire, en raison d'une poussée des craintes sur l'état de l'économie mondiale et la capacité des banques à se refinancer.

"Les bears (intervenants pessimistes: ndlr) sont revenus en force cette nuit, après des indicateurs économiques américains très décevants et le regain de craintes sur la stabilité des banques européennes, qui ont poussé les investisseurs à appuyer sur le bouton des ventes", déclare Ben Potter, analyste chez IG Market, en Australie.

"Il semble qu'on se prépare pour une fin de semaine très moche, avec un marché dominé une fois de plus par la peur et la panique", a-t-il ajouté.

Le pétrole évoluait lui aussi en nette baisse, déprimé par la mollesse de l'économie des Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Dans les échanges matinaux en Asie, le baril de "light sweet crude" perdait 1,69 dollar à 80,69 USD tandis que celui du Brent de la Mer du Nord cédait 68 cents à 106,31 USD.

Les indicateurs sur l'économie américaine publiés jeudi "ont porté un nouveau coup à la confiance déjà flageolante des investisseurs", indiquent les analystes de Phillip Futures dans une note.

Renforcement des pressions inflationnistes en juillet, mauvais indice de la Fed de Philadelphie mesurant l'activité manufacturière dans la région de cette ville du Nord-Est, baisse des ventes de logements anciens en juillet, nouvelles inscriptions au chômage reparties à la hausse au cours de la deuxième semaine d'août... Autant de signes de l'enlisement apparent de la croissance aux Etats-Unis.

Dans ce contexte d'extrême inquiétude, l'or continue de franchir des records à la hausse, jouant pleinement son rôle de valeur refuge. Le métal jaune a atteint vendredi matin à Hong Kong 1.837,50 dollars l'once, après avoir franchi la veille le seuil inédit des 1.825 dollars.

Il avait passé le seuil des 1.800 dollars le 11 août, pour la première fois de l'histoire.

L'euro continuait de faiblir. Il valait 1,4312 dollar à Tokyo vendredi matin contre 1,4337 USD la veille à New York. Face au yen, il était à 109,65 yens, quasiment inchangé par rapport aux 109,65 yens de la veille à New York, mais en baisse par rapport aux 110,26 yens de jeudi matin à Tokyo.

Aux inquiétudes sur la croissance américaine s'ajoutent les craintes sur la crise des dettes souveraines en Europe, dont les banques européennes sont les premières à faire les frais en Bourse.

La banque Morgan Stanley perçoit désormais les Etats-Unis et l'Europe comme dangereusement proches de la récession".

Dans son édition de jeudi, le Wall Street Journal a fait état de craintes de la Réserve fédérale américaine sur le niveau de liquidité des banques européennes. Et pour la première fois depuis février, la Banque centrale européenne (BCE) a accordé un important prêt en dollars à une banque européenne dont l'identité n'a pas été révélée.

Sans précédent par son ampleur depuis octobre 2010, ce prêt --500 millions de dollars sur sept jours-- vient s'ajouter à d'autres signes de fébrilité du secteur bancaire européen qui, en plus, trouve de l'écho aux Etats-Unis.

Ces nouvelles ont encore peu plus paniqué les marchés.

En ligne de mire figure le scénario noir qui avait pris corps en septembre 2008 avec la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.

Tétanisées et inquiètes de la santé de leurs consoeurs, les banques avaient alors cessé de se prêter de l'argent entre elles, assèchant l'approvisionnement en liquidités et grippant l'activité économique. Ce cercle vicieux avait débouché sur la pire récession mondiale depuis 1945.

Les interventions du monde politique ne parviennent pas à éteindre l'incendie.

Le mini-sommet franco-allemand de mardi n'a pas convaincu les marchés, pas plus que l'annonce mercredi de la présentation en septembre d'un plan d'action pour relancer l'économie américaine et faire baisser le chômage par Barack Obama.

Le président de l'Union européenne, Herman van Rompuy, a tenté jeudi d'apaiser les esprits en assurant qu'il n'y avait "pas de nouvelle récession" en vue.

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