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FRANCE

Eva Joly lance sa campagne en prônant la "transition écologique"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/08/2011

Au cours d'un meeting à Clermont-Ferrand, la candidate d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) à la présidence française a averti qu'"il n'y aura pas d'écologistes dans un gouvernement qui n'engagerait pas la sortie du nucléaire".

AFP - Lors de son premier meeting de candidate à la présidentielle, à travers un discours sérieux mêlant économie et écologie, Eva Joly a fait samedi le pari de l'alternance en 2012 face à Nicolas Sarkozy, mettant en garde le PS sur l'automaticité du soutien des écologistes.

Devant 1.600 militants Europe Ecologie-Les Verts réunis dans la chaleur accablante du gymnase Fleury de Clermont-Ferrand où se déroulaient les Journées d'été du parti, elle a défendu une "transition écologique" de la société.

Objectif : arriver à une "économie qui permette de travailler mieux, moins et tous", une "économie économe, responsable et régulée, tournée vers le long terme".

Plaidant pour une "agence de notation publique européenne" et un "audit de la dette des pays européens", la Franco-norvégienne a aussi souhaité "désarmer les marchés financiers". "Les traders et les banquiers ne feront plus la loi", a-t-elle promis.

Elle a aussi dénoncé la politique du gouvernement, jugeant notamment que la "règle d'or" était "inefficace économiquement et absurde politiquement".

Face à la droite et ses "affaires Woerth-Bettencourt", "Lagarde-Tapie", et aujourd'hui "l'affaire d'Etat" Takieddine, "le temps de l'alternance est venu", a affirmé l'ex-juge.

Mais l'eurodéputée a prévenu qu'elle n'était "pas candidate au ratissage des voix écologistes pour le compte du Parti socialiste", sous les "Eva! Eva!" des militants debout.

Mme Joly a mis en garde: "il n'y aura pas d'écologistes dans un gouvernement qui n'engagerait pas la sortie du nucléaire".

En conclusion, avant que résonne "La mauvaise réputation" de Georges Brassens reprise par Sinsemilia, elle a lancé un appel à Nicolas Hulot, grand absent, tandis que la salle scandait les "Nicolas avec nous!" : "nous avons besoin de toi et de ton talent!"

Jean-Paul Besset et Pascal Durand, proches de l'écologiste vedette, avaient pris place au premier rang, au côté d'Audun Lysbakken, ministre du gouvernement norvégien, dont le discours a été très applaudi après un instant de silence à la mémoire des victimes de la tuerie d'Utoeya.

Investie le 12 juillet après sa très nette victoire sur M. Hulot, Eva Joly a donc démarré sa campagne dans une ambiance chaude avec des militants enthousiastes qui n'ont cessé de l'ovationner.

Ses débuts chaotiques sur le défilé militaire du 14 juillet avaient provoqué une polémique, vite rattrapée par les propos de François Fillon. "Plus ils m'attaqueront sur ma binationalité, plus je ferai des voix", répond aujourd'hui la native d'Oslo, "Française et fière de l'avoir choisi".

Sa semaine de reprise à Clermont-Ferrand n'a pas été de tout repos, entre l'absence de Nicolas Hulot annoncée mardi, le mini-incendie provoqué jeudi par une tribune de la porte-parole d'EELV Laurence Vichnievsky sur la dette ou encore le scepticisme affiché par Daniel Cohn-Bendit, absent au meeting, sur l'intérêt d'une candidature écologiste.

Malgré tout, Eva Joly poursuit sa campagne l'air serein, affirmant vouloir "continuer de déranger" car "la douceur n'est pas une qualité présidentielle".

Dans les semaines à venir, elle ira en Grèce et en Tunisie et devrait reprendre ses visites en France, prévoyant des séjours plus longs dans les villes parcourues pour mieux prendre la température du pays.

Dans l'étuve du gymnase (43 degrés), Cécile Duflot a invité les militants à "poser les éventails cinq secondes" et à l'imiter, montrant ses mains grandes ouvertes : "ça c'est les 5% de 2002 (avec Noël Mamère, ndlr), ça c'est les 5% qui viennent!", a lancé la patronne d'EELV, rêvant d'un score à deux chiffres pour Eva Joly.

Première publication : 21/08/2011

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