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Une juge met en cause Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt

Dessaisie de l'affaire Bettencourt depuis la fin de 2010, la juge Isabelle Prévost-Desprez affirme dans un livre à paraître qu'un témoin a vu Nicolas Sarkozy recevoir des espèces chez l'héritière de L'Oréal. Une information que l'Élysée dément.

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REUTERS - La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, aujourd'hui dessaisie de l'affaire Bettencourt, affirme qu'un témoin a vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire, écrit Libération, daté de mercredi.

Le quotidien se fonde sur un livre à paraître, écrit par deux journalistes du Monde, qui ont pu rencontrer et entendre la vice-présidente du tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Gérard Davet, l'un des deux auteurs du livre "Sarko m'a tuer" mettant en cause Nicolas Sarkozy

Cette version est démentie par l'Elysée. "Ce sont des allégations scandaleuses, infondéés et mensongères", a-t-on déclaré à Reuters.

Pour Libération, les accusations d'Isabelle Prévost-Desprez semblent répondre à "l'extrême défiance" que le chef de l'Etat a alimenté à l'égard de l'institution judiciaire.

Interrogée par les auteurs du livre, Isabelle Prévost-Desprez dit avoir été frappée par la peur des témoins lors de ses investigations sur un volet du dossier Bettencourt.

Priée de dire de quoi ces témoins avaient peur, la magistrate répond : "Peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy".

Puis elle ajoute : "L'un d'eux m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Nicolas Sarkozy."

Isabelle Prévost-Desprez précise qu'il s'agit de l'infirmière de la milliardaire, laquelle ne se serait toutefois pas exprimée sur procès-verbal, précise Libération.

La comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thiboult, avait déjà évoqué des remises d'espèces mais d'une façon vague.

Dans le livre "Sarko m'a tuer", dont le quotidien publie des extraits, la magistrate ajoute: "Il fallait me dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer".

Isabelle Prévost-Desprez a été dessaisie à l'automne 2010 au profit du tribunal correctionnel de Bordeaux, qui a hérité de l'ensemble du dossier.

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