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Barack Obama s'apprête à dévoiler son plan pour l'emploi

Le président américain doit annoncer ce jeudi une série de mesures visant à renforcer l'économie. Selon la chaîne CNN, Barack Obama pourrait proposer au Congrès d'injecter 300 milliards de dollars dans l'économie pour lutter contre le chômage.

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AFP - Le président Barack Obama devrait proposer jeudi au Congrès d'injecter 300 milliards de dollars dans l'économie américaine pour lutter contre un chômage obstinément élevé, gros point noir de son bilan à 14 mois de la présidentielle de 2012.

Selon des sources au parti démocrate, citées par la chaîne CNN, M. Obama tentera de faire passer ce plan de relance en offrant au Congrès, où ses adversaires républicains sont en position de force, de compenser ces dépenses par des mesures d'économie du même montant.

Le chiffre de 300 milliards de dollars n'a pas été confirmé dans l'immédiat par la Maison Blanche. "Jeudi soir, le président proposera de nouvelles initiatives importantes pour créer des emplois et faire croître l'économie, et elles seront financées en intégralité", a affirmé mercredi matin le chef de la communication de M. Obama, Dan Pfeiffer, sur son compte Twitter.

Le montant évoqué est à mettre en rapport avec les quelque 787 milliards de dollars du plan de relance initial adopté au tout début de la présidence de M. Obama, en février 2009.

Il s'agissait alors de tenter de surmonter les effets de la crise des crédits "subprime" ayant éclaté à l'automne 2008, et qui s'était propagée à l'économie réelle et à l'emploi. Mais deux ans et demi plus tard, la situation sur le front du chômage, même stabilisée, reste préoccupante.

L'économie américaine a détruit autant d'emplois qu'elle en a créés en août, mettant fin à dix mois consécutifs d'embauches nettes, et le taux de chômage officiel du pays s'est maintenu à 9,1%. Les Etats-Unis sont encore très loin d'avoir regagné les huit millions d'emplois perdus lors de la récession.

Ce chiffre, conjugué à d'autres indicateurs économiques à l'orange, alimente les craintes d'une replongée dans la récession trois ans après l'éclatement de la crise du crédit, et pèsent sur les marchés.

La popularité de M. Obama, candidat à sa réélection en novembre 2012, pâtit aussi de cet état de fait, oscillant autour de 40%, au plus bas depuis l'installation de l'ancien sénateur démocrate dans le Bureau ovale en janvier 2009, et à moins de 14 mois de l'élection présidentielle.

Les candidats à l'investiture républicaine, qui doivent débattre mercredi soir entre eux en Californie (ouest), ne se privent pas d'étriller sa gestion. L'un des favoris, Mitt Romney, a assuré mardi savoir ce que M. Obama allait proposer. "J'ai vu la première version, la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième. Elles ne marchent pas", a-t-il ironisé.

Selon l'agence Bloomberg, les 300 milliards de dollars prendraient la forme d'allègements fiscaux et de dépenses d'infrastructures, et seraient financés par des hausses d'impôts les années suivantes.

De telles mesures devraient toutefois se heurter à l'hostilité des républicains, majoritaires à la Chambre des représentants et dotés d'une minorité de blocage au Sénat. Ces derniers estiment que les réductions à la fois d'impôts et de dépenses sont les meilleurs moyens de relancer l'emploi.

"Si les dépenses gouvernementales étaient la bonne réponse, nous serions en pleine expansion économique à l'heure actuelle", a ironisé mercredi le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. "Donc, nous allons écouter poliment ce qu'il a à dire et l'étudier, mais notre opinion est qu'il nous faut prendre une direction complètement différente".

D'autres élus républicains moins révérencieux ont déjà annoncé qu'ils n'assisteraient pas au discours. Parmi eux, le sénateur David Vitter a indiqué sur Fox News qu'il pourrait regarder le discours depuis son domicile mais qu'il se concentrerait plutôt sur l'ouverture de la saison de football américain. "En tant que supporteur, j'ai mes priorités", a-t-il dit.

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