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Dans la presse

"Il est bientôt minuit en Europe"

Presse française, Mardi 13 septembre. Au menu de la presse française ce matin, la possibilité d’une sortie grecque de l’euro, qui angoisse les marchés et fait de nouvelles victimes collatérales: les banques françaises.

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On commence cette revue de presse avec Libération, qui revient comme l’ensemble des journaux français ce matin sur la panique des marchés face à une possible sortie de l’euro de la Grèce.
 
La Grèce serait-elle l’homme malade de l’Europe? La question agite l’Union européenne, les marchés, et du coup ce sont les banques qui trinquent: «Les banques malades de la Grèce», et surtout les banques françaises, qui sont les premières victimes des scénarios catastrophes échafaudés par les marchés.
Libération qui écrit ce matin: «Il est bientôt minuit en Europe et les pyromanes s’en donnent à cœur joie. A Berlin, à Francfort, à Paris ou à Amsterdam, des responsables politiques de premier plan se déchirent publiquement sur les mesures à prendre pour sauver l’euro». L’Europe qui a besoin aujourd’hui d’«une affirmation claire d’une vision politique de l’euro (qui) pourrait ramener un peu de calme et de raison».
 
Libération s’est intéressé à la façon dont les salariés des banques traversent cette tourmente, notamment à la Société Générale.
Ladirection de la banque a beau tenter de rassurer ses employés, rien n’y fait, à la Société Générale, l’exaspération gagne chaque jour du terrain.
Un plan de réduction des effectifs a déjà été annoncé, et les salariés craignent que leur entreprise finisse par être victime d’une OPA liée à la faible valeur de l’action du groupe. L’un d’entre eux raconte: «Quand toutes les banques vont mal, on a l’impression que la Société Générale va plus mal encore. L’affaire Kerviel, les subprimes, la révision à la baisse des résultats, les rumeurs, tout cela rend les gens très inquiets». Bref, «l’ambiance en interne (ne serait) pas bonne, les gens démotivés, avec l’impression de ne pas être soutenus».
 
La solidarité ou plutôt le civisme, auquel la Croix appelle ce matin les banques françaises.
Un «civisme bancaire», nécessaire, qui vaudrait «pour les gouvernements, les institutions internationales, les banques mais aussi, au bout de la chaîne, pour leurs clients».
 
Du côté du Parisien, on a sorti la calculette pour évaluer le coût pour la France d’une faillite de la Grèce, qui représenterait un total compris entre 25 et 40 milliards d’euros.
Un coût qui serait supporté par les banques, les assurances, mais aussi par les épargnants. De quelle façon seraient-ils concernés précisément? Il s’agirait surtout de payer pour les dettes souveraines grecques contenues dans des sicav ou des contrats d’assurance-vie, mais rien de trop grave a priori si l’on en croit le ministre des Finances, François Baroin, et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui a déclaré hier que «quel que soit le scénario grec et quelles que soient les provisions à passer, les banques françaises ont les moyens d’y faire face. Elles n’ont ni souci de liquidité ni problème de solvabilité».
 
Les autorités veulent rassurer les épargnants mais cela va-t-il suffire ? Au Royaume-Uni en tout cas, des mesures sont en train d’être adoptées pour éviter que l’épargne des Britanniques soit touchée en cas de tourmente financière.
C’est un projet détaillé par le Monde, qui repose sur l’idée qu’il faut «sanctuariser les activités de dépôts dans les grands établissements bancaires».
 
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