Accéder au contenu principal

Le centre-gauche favori des élections législatives danoises

Quatre millions d'électeurs danois sont appelés aux urnes, jeudi, pour renouveler le Parlement. Les sociaux-démocrates, emmenés par Thorning-Schmidt, sont les favoris de ces élections qui pourraient marquer la fin de 10 ans de pouvoir de la droite.

Publicité

AFP - L'opposition de centre-gauche semblait devoir remporter les législatives danoises jeudi, selon les premiers sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, ouvrant la voie à la nomination de la chef des Sociaux-démocrates à la tête du prochain gouvernement.

La coalition menée par la leader Sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt remporterait la majorité absolue au Parlement avec 93 sièges sur 179, selon un sondage diffusé deux heures avant la clôture du scrutin par la chaîne TV2.

Mme Thorning-Schmidt, 44 ans, belle-fille du leader travailliste britannique Neil Kinnock, deviendrait la première femme à être chef du gouvernement au Danemark.

La droite, emmenée par le Premier ministre libéral sortant Lars Loekke Rasmussen, obtiendrait 86 sièges et se retrouverait dans l'opposition après dix années aux affaires, selon ce sondage. La droite est composée des Libéraux de M. Rasmussen, des Conservateurs, des Chrétiens-démocrates, de l'Alliance libérale ainsi que de la droite populiste représentée par le Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF).

Toutes les enquêtes sur les intentions de vote prédisaient la victoire de la coalition de centre-gauche composée des Sociaux-démocrates, des Sociaux-libéraux, des socialistes et des Rouges-Verts.

A 18h00 (16h00 GMT), 72,6% des quelque quatre millions d'électeurs appelés à renouveler le Folketing pour un mandat de quatre ans, avaient exprimé leur vote, selon l'agence de presse danoise Ritzau.

A la clôture du scrutin à 20h00 (18h00 GMT), le taux de participation final pourrait dépasser les 86,5% enregistrés aux législatives de 2007.

Les sondages pendant la campagne ont donné des écarts "très serrés et nous savons que c'est ça qui motive les gens pour aller voter", a expliqué à l'AFP le politologue Yosef Bhatti, de l'Université de Copenhague.

Un fort taux de participation favoriserait Mme Thorning-Schmidt, a-t-il dit à la radio publique danoise (DR) parce que les citoyens qui ne votent pas toujours, comme les jeunes, les immigrés et les chômeurs, ont tendance à se rallier au bloc de gauche.

Malgré de mauvais sondages, M. Rasmussen a refusé de baisser les bras. "Je poursuivrai la campagne jusqu'à ce que les urnes ferment", a-t-il déclaré à l'AFP juste après avoir voté dans le hameau de Graested où il vit à 40 km au nord de Copenhague.

Dans ce petit village dévoué au Premier ministre sortant, un panneau annonce "50% de réduction sur votre prochaine révision automobile si vous votez pour Lars".

Mme Thorning-Schmidt, elle, a voté à Copenhague, dans son très huppé quartier de Osterbro: "C'est aux électeurs de jouer", a-t-elle déclaré.

Depuis l'annonce fin août de ces élections, la campagne s'est focalisée sur la politique économique à mettre en place pour sortir le Danemark de la crise.

Pour M. Rasmussen qui s'est attaché à réduire les dépenses publiques et à geler les impôts, l'austérité est le meilleur remède. Il prône le maintien de finances publiques saines.

Les Sociaux-démocrates promettent, eux, de stimuler l'économie par des dépenses budgétaires. Ils comptent ainsi injecter environ 18 milliards de couronnes (2,41 milliards d'euros) qui seraient financés par une heure de travail hebdomadaire supplémentaire.

Les Danois, estiment des analystes, sont lassés par la coalition minoritaire libérale-conservatrice qui n'a pu se maintenir dix ans au pouvoir que grâce à des accords informels passés avec l'extrême-droite dont le poids est jugé excessif.

En position d'arbitre, le Parti du peuple danois qui représente quelque 12% de l'électorat selon les sondages, a fait adopter des mesures parmi les plus draconiennes d'Europe en matière d'immigration et d'intégration.

Les opérations de dépouillement devraient être terminées vendredi à 01H00 (jeudi 23H00 GMT).

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.