Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun, Paul Biya réélu pour un 7e mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

LE DÉBAT

Comores : les risques d'une crise politique

En savoir plus

FOCUS

Irak : des personnalités féminines anticonformistes en danger

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Le "Davos du désert" compromis par l'affaire Khashoggi

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Maroš Šefčovič : "Nous avons besoin d'intensifier le dialogue entre pays de l'Est et de l'Ouest"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Musique, mode, peinture : Mounia, égérie volcanique de la création

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Pas 2 Quartier

"Noise": Raconter sa ville au fil du RER

En savoir plus

Afrique

Rajoelina signe un accord de sortie de crise avec l'opposition

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/09/2011

À la tête de la Grande Île depuis 2009, Andry Rajoelina (photo) a signé une feuille de route de sortie de crise qui autorise notamment le retour à Madagascar de l'ex-président Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud depuis près de deux ans.

AFP - Les groupements politiques malgaches ont de façon inattendue signé à Antananarivo dans la nuit de vendredi à samedi une feuille de route de sortie de crise élaborée par la SADC, document qui permet théoriquement le retour du président évincé Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, a constaté l'AFP.

Les mouvances des anciens présidents Ravalomanana et Zafy ont signé ce document, ce qu'elles avaient refusé de faire en mars dernier quand huit groupes politiques avaient paraphé une première version de cette feuille de route.

La mouvance Ratsiraka a quant à elle réservé sa réponse.

Alors que la Troïka de la SADC (Communauté des Etats d'Afrique australe) était dans la capitale malgache depuis mercredi, la situation a pu être débloquée grâce à un accord sur le sort de M. Ravalomanana.

Après un amendement pris en juin par le sommet des chefs d'Etat de la SADC, prévoyant le retour "sans conditions" des exilés politiques, dont M. Ravalomanana, les explications du secrétaire exécutif de l'organisation Tomasz Salomao avaient créé le trouble.

Dans une lettre aux leaders politiques malgaches que l'AFP s'est procuré, M. Salomao a finalement reconnu qu'il n'avait pas donné une "interprétation précise" de la décision prise à Sandton (Afrique du Sud).

Après de longues tractations, le régime de transition d'Andry Rajoelina a ainsi accepté de se plier à cette exigence, alors qu'il avait affiché sa détermination à ne pas laisser revenir M. Ravalomanana dans l'immédiat.

Ce dernier est toutefois sous le coup de trois condamnations par la justice malgache depuis qu'il a quitté le pouvoir, notamment à une peine aux travaux forcés pour la tuerie qui s'était déroulé devant le palais présidentiel en février 2009, faisant 36 morts.

Le retour de M. Ravalomanana reste donc encore incertain, même si son représentant Mamy Rakotoarivelo a affirmé à l'AFP penser "raisonnablement qu'il pourra revenir dès lors que les nouvelles institutions de la transition seront mises en place."

Cette feuille de route prévoit une partage du pouvoir jusqu'à l'organisation d'élections législatives et présidentielle, M. Rajoelina demeurant président de la transition.

"C'est le début du processus, et non la fin", a déclaré dans son discours de clôture le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Marius Fransman, qui dirigeait la Troïka de la SADC.

Première publication : 17/09/2011

  • MADAGASCAR

    La Grande Île s’éloigne des élections de la saison sèche

    En savoir plus

  • MADAGASCAR

    Retour d'exil compromis pour Marc Ravalomanana

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)