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La gauche conserve Berlin, nouvelle défaite du parti d'Angela Merkel

Selon les premiers sondages à la sortie des bureaux de vote dimanche, les sociaux-démocrates arrivent en tête du scrutin régional à Berlin, infligeant un nouveau revers aux conservateurs de la CDU, le parti d'Angela Merkel.

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AFP - La coalition conservateurs/libéraux d'Angela Merkel a subi un nouveau revers dimanche au scrutin régional de Berlin qui a confirmé les sociaux-démocrates, selon les sondages sortie des urnes diffusés par les télévisions.

Dans un fief historique de la gauche, les conservateurs de la CDU font un peu mieux qu'en 2006, recueillant près d'un quart des suffrages (23% selon les estimations), mais leur partenaire de coalition au niveau fédéral, le parti libéral (FDP), est chassé du parlement régional faute d'atteindre la barre des 5%.

Arrivés en tête, les sociaux-démocrates (SPD) du maire emblématique de la capitale Klaus Wowereit, crédités de 28,5% des voix, auront la responsabilité de former un gouvernement de coalition.

Ils pourraient s'allier avec la gauche radicale (Die Linke), leur partenaire dans le gouvernement sortant, crédité de 11,5% des voix, en recul par rapport à 2006, ou avec les Verts (environ 18,5%), confortés comme troisième parti à Berlin et en nette progression.

Le parti des Pirates, jeune mouvement qui prône la démocratie directe sur internet, a créé la sensation de la soirée en obtenant près de 9% des suffrages ce qui leur garantit de pouvoir entrer pour la première fois dans un parlement régional en Allemagne.

Il s'agissait de la dernière des sept échéances électorales de 2011, qui s'est transformée en chemin de croix pour la coalition de Mme Merkel, affaiblie par six revers, dont la douloureuse perte du fief historique du Bade-Wurtemberg fin mars.

Elle a seulement conservé les commandes de la Saxe-Anhalt (est).

Le scrutin berlinois inflige un revers cinglant au parti libéral, qui perd plus de la moitié de ses électeurs. Le FDP comptait se reprendre, après une année catastrophique, en durcissant son discours sur la Grèce.

Espérant surfer sur le mécontentement de l'opinion à l'égard des aides versées par l'Allemagne, le ministre de l'Economie Philip Rösler avait évoqué en début de semaine le scénario d'une faillite de la Grèce, créant des remous dans la coalition.

Quelque 2,5 millions d'électeurs, sur les 3,5 millions d'habitants de la Ville-Etat étaient appelés aux urnes.

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