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Les marchés européens affolés par le tableau noir dressé par la Fed

Les Bourses européennes ont réagi très négativement jeudi après l'avertissement lancé par la Réserve fédérale américaine sur les perspectives de l'économie américaine. Paris chute ainsi de près de 5%, et Milan de plus de 4%.

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AFP - Les déclarations pessimistes sur la croissance mondiale de la Réserve fédérale américaine mercredi soir faisaient sévèrement chuter les Bourses européennes qui creusaient leurs pertes jeudi à la mi-journée, les valeurs bancaires touchant une nouvelle fois le fond.

Après une ouverture déjà en nette baisse, les Bourses européennes accentuaient leurs reculs vers 09H30 GMT, approchant ou dépassant la barre des 4% de pertes. La Bourse de Paris cédait ainsi 4,52%, Francfort 4,14%, Londres 4,19%, Milan 3,47% et Madrid 4,36%.

L'euro était également particulièrement affecté. Il accélérait sa chute jeudi, retombant sous 1,35 dollar, à son plus bas niveau depuis sept mois face au billet vert, et depuis dix ans face au yen, dans un marché extrêmement nerveux.

La modestie des mesures de soutien annoncées et la vision pessimiste de l'avenir de l'économie mondiale exprimée par la Fed avait déjà fait reculer les Bourses européennes mercredi soir, tout comme Wall Street.

La banque centrale a jugé que la reprise économique américaine était "lente" et menacée par des "risques importants". Elle a décidé, pour relancer la machine, de vendre d'ici fin juin 2012 pour 400 milliards de dollars de bons du Trésor et d'en racheter pour un montant identique avec une maturité plus longue.

Les mesures prises par la Fed ne font pas oublier aux marchés que "la crise de la zone euro reste à un niveau élevé", a noté Padhraic Garvey, d'ING à Francfort. "La Fed a renoncé à des mesures plus fortes", qui auraient rassuré les marchés", a noté de son côté la banque Berenberg.

Les Bourses asiatiques ont également accusé le coup jeudi. Tokyo a perdu 2,07% en clôture, Séoul 2,90% et Shanghai 2,78%. Hong Kong a plongé de 4,85%, à 17.911,95 points, son plus bas depuis juillet 2009, tandis que Sydney a reculé de 2,63% à 3.964,9 points, touchant là aussi son plus bas depuis plus de deux ans.

Toujours en première ligne, les valeurs bancaires chutaient fortement, leur exposition à la crise de la dette en zone euro et la dégradation par Moody's de la note attribuée aux banques américaines Bank of America et Wells Fargo.

L'évolution de la situation en Grèce restait également une source d'inquiétude pour les marchés jeudi. Le gouvernement grec s'est résigné mercredi soir à adopter des mesures d'austérité supplémentaires pour 2011 et 2012, sous pression de ses créanciers, l'UE et le Fonds monétaire international (FMI). Mais ces nouvelles mesures ont déclenché une nouvelle vague de grogne social qui s'est traduite par un appel à une nouvelle grève générale le 19 octobre.

 

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