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À Sanaa, avec les militaires dissidents de la place Taghir

Plusieurs centaines de soldats ont quitté l’armée régulière yéménite pour aller grossir les rangs des forces dissidentes d'Ali Mohsen. Reportage de nos envoyés spéciaux sur place, Noreddine Bezziou et Tatiana Massad.

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Une révolte gronde sur la place Taghir (changement). C’est sur la grande esplanade du centre de Sanaa, la capitale, que les militaires dissidents se sont réunis, mardi, pour rallier le camp d’Ali Mohsen al-Ahmar, un général qui a fait défection en mars dernier avec toute sa brigade blindée.

"On a laissé nos tenues militaires et toutes nos affaires à la caserne, on a rejoint cette révolution pacifique", raconte Abdelsalam al-Husseini. Avant, il était sergent au sein de l’unité des forces spéciales de l’armée régulière yéménite.

Selon un proche d’Ali Mohsen, ils sont plus de 250, venus de différentes régions du Yémen, à être venus grossir les rangs de l’armée dissidente. Une équipe d’émissaires a été mise en place pour inciter les militaires de l’armée loyaliste à rejoindre la rébellion. 

"Je combattais, je tuais des êtres humains, et je me suis dit ‘pourquoi ?' Alors j’ai décidé de rejoindre la révolution. Je défends mon peuple, je ne veux pas le tuer", témoigne un autre soldat dissident de la garde républicaine, Akram al-Yousfi. 

Samedi dernier, la garde républicaine a bombardé la place du Changement, épicentre de la contestation depuis huit mois, tuant au moins 40 personnes. La semaine dernière, au moins 174 personnes sont mortes dans des échauffourées opposant des militaires dissidents à des militaires fidèles au président Ali Abdallah Saleh. 

Le président yéménite, soigné en Arabie saoudite depuis trois mois après avoir été grièvement blessé lors d’un attentat à Sanaa, est rentré le 23 septembre au Yémen. Au pouvoir depuis 33 ans, il est confronté depuis janvier à une vague de contestation sans précédent.

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