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Garry Conille, l’expérience de l’international au service d’Haïti

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/10/2011

Six mois après son élection, le président Michel Martelly a enfin un Premier ministre. Après avoir rejeté deux candidats, le Parlement a validé la nomination de Garry Conille, un haut fonctionnaire des Nations unies.

Le troisième choix du président Michel Martelly, élu en mars, aura été le bon. La nomination de Garry Conille, déjà approuvée à l’unanimité par les députés à la mi-septembre, a été entérine mardi soir par les sénateurs (17 voix pour, 3 contre et 9 abstentions).

Les deux précédents candidats à ce poste proposés par le président - Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse - n’avaient pas obtenu l’aval du Parlement en juin et août dernier.

La nomination de Garry Conille, un haut fonctionnaire des Nations unies de 45 ans actuellement en poste au Niger en tant que coordonnateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), était loin d’être assurée. Les débats au Sénat entre pro et anti-Conille ont duré plus de sept heures avant le vote. Mais son expérience internationale et ses nombreux contacts ont fait la différence. Entre mars 2010 et juillet 2011, Conille a notamment travaillé aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton en tant que chef de cabinet en Haïti de la Commission pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) .

"Une chance pour Haïti"

Réputé pour son esprit d’équipe, il a eu l’occasion de se faire un nom dans son pays en travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement haïtien, avec la représentation des Nations unies en Haïti et les principaux bailleurs de fonds pour mettre en œuvre un plan stratégique pour la reconstruction du pays. Ce médecin formé aux Etats-Unis a également joué un rôle de premier plan dans la coordination de l’aide humanitaire après le séisme qui a ravagé le pays en janvier 2010.


Ses détracteurs, eux, lui reprochent justement son profil trop international, allant jusqu’à mettre en cause sa candidature à ce poste puisqu'il n’a pas voté dans le pays pour les élections présidentielles de 2006 et 2011 et ne possède pas de carte nationale d’identité. "On doit choisir entre respecter la Constitution et voter Garry Conille", a lancé avant le vote le sénateur Jean Hector Anacacis. Selon lui, sa nomination est en contradiction avec l’article 157 qui stipule que le Premier ministre doit avoir résidé cinq années consécutives au moins sur le territoire national, ne jamais avoir renoncé à sa nationalité et être âgé d’au moins trente ans. Une commission chargée de statuer sur l'éligibilité de Garry Conille a rendu un avis favorable juste avant le vote des sénateurs.

"Pas de chèque en blanc"

Conille, qui a intégré l’ONU en 1999, a occupé différent postes à l’étranger depuis 2004 pour le compte de l'organisation.

"Le moment est venu pour Haïti de [saisir] sa chance", ont fait savoir les partisans de Garry Conille. Le nouveau Premier ministre, marié à Betty Rousseau - fille de l'ancien Premier ministre Marc Bazin - et père de jumelles, Soraya et Gaëlle, va désormais pouvoir s'atteler à la formation d'un gouvernement dont Haïti est privé depuis la prise de fonctions de Michel Martelly. "Ma volonté est d’accompagner le président dans son engagement à régler les problèmes auxquels les Haitiens sont confrontés", a-t-il déclaré en septembre. Sa première mission sera de poursuivre la reconstruction de l'île dévastée par le tremblement de terre de janvier 2010, qui a fait plus de 300 000 morts.

"Nous ne donnons pas un chèque en blanc à Garry Conille", a prévenu le sénateur Joseph Lambert, chef du parti majoritaire au Sénat, indiquant que le Premier ministre devra également obtenir un vote de confiance aux deux chambres du Parlement pour sa politique générale.

Première publication : 05/10/2011

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