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Les Polonais renouvellent leur Parlement, les libéraux s'attendent à la victoire

Les libéraux du parti du Premier ministre Donald Tusk espèrent être reconduits à la tête du Parlement, que les électeurs polonais renouvellent dimanche. L'opposition est menée par Jaroslaw Kaczynski, conservateur et eurosceptique.

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AFP - Les Polonais ont commencé à voter dimanche pour renouveler leur Parlement alors que les libéraux, favoris des sondages, espèrent être reconduits au pouvoir ce qui serait une première en Pologne depuis la chute du communisme en 1989.

Un sondage publié avant la clôture vendredi soir de la campagne électorale, donnait une avance de dix points à la Plateforme civique (PO) du Premier ministre Donald Tusk (39,5%) sur le parti conservateur Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski (29,1%).

Mais selon d'autres enquêtes, cet écart serait nettement moindre, de l'ordre de un à trois points de pourcentage.

Libéral et pro-européen, Donald Tusk, 54 ans, insiste sur les succès de son équipe au pouvoir depuis 2007 - croissance ininterrompue malgré les crises, déficits publics en baisse, dette sous contrôle - et ambitionne de rester Premier ministre pour un nouveau mandat de quatre ans.

"Le plus important est de préserver la Pologne d'une catastrophe politique, économique et financière, et d'achever ce qui nous avons commencé il y a quatre ans", a-t-il déclaré au dernier jour de sa campagne.

"La Pologne mérite plus", rétorque son rival Jaroslaw Kaczynski, 62 ans, pointant systématiquement tout ce qui reste à faire dans ce pays qui peine à rattraper son retard dans les infrastructures.

Conservateur et eurosceptique, Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président Lech Kaczynski, tué en 2010 dans un accident d'avion à Smolensk (Russie), et son Premier ministre en 2006-2007, mise sur l'usure de M. Tusk pour lui reprendre le pouvoir.

"Le PiS va l'emporter parce que les Polonais en ont assez de ce pouvoir arrogant face aux faibles et qui se met à genoux devant les puissants, à l'intérieur du pays comme à l'extérieur", a-t-il lancé lors d'une des dernières rencontres avec ses partisans.

Derrière ces deux géants de la sphère politique polonaise, les autres partis sont à la traîne.

Dans cet ex-pays communiste, qui a rejoint l'Union européenne en 2004 et jouit aujourd'hui d'une relativement bonne santé économique, la gauche traditionnelle est à la peine.

Le parti social-démocrate SLD n'est crédité que de 9,2% des intentions de vote.

Mais la surprise de ces élections pourrait venir d'un nouveau parti de gauche résolument anticlérical, le Mouvement de Palikot (RP).

Créé par un homme d'affaires truculent et provocateur, Janusz Palikot, ce mouvement, crédité de 10,3% des intentions de vote, arriverait en troisième position derrière la PO et le PiS, passant devant les sociaux-démocrates et le petit parti paysan PSL (8,7%), allié des libéraux.

Le mouvement de Palikot pourrait alors "devenir un élément incontournable d'une future coalition", estime Eryk Mistewicz, politologue.

La coalition gouvernementale de centre-droit entre la PO et le PSL frôlerait la majorité avec 229 sièges sur 460 à la Diète (chambre basse), selon les projections de l'institut de sondages TNS OBOP.

Au total, 30,6 millions d'inscrits sont appelés à choisir leurs élus pour un mandat de quatre ans.

Les 26.000 bureaux de vote qui ont ouvert à 5H00 GMT ferment à 19H00 GMT. La télévision publique TVP et la station privée TVN doivent communiquer dans la foulée les premières projections de résultats à partir d'un sondage réalisé à la sortie des bureaux, les premiers résultats officiels partiels étant attendus dans la nuit.
 

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