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Quand les dollars qataris inondent l’Europe

Entre fin 2008 et 2011, le fonds souverain qatari, Qatar Investment Authority, a investi 9,42 milliards d’euros en Europe. Ce petit pays porté par la manne pétrolière et gazière profite ainsi à fond des difficultés économiques de la zone euro.

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En 2005, le Qatar décide qu’il est temps de diversifier ses rentrées financières qui dépendent trop, au goût de la famille princière, de la manne pétrolière et gazière. A cette fin, ce petit pays, deuxième plus important exportateur de gaz naturel au monde, met en place un fonds souverain - une autorité publique d’investissement - baptisé Qatar Investment Authority (QIA) doté du surplus financier qui découle des exportations énergétiques.

A la tête de 85 milliards de dollars, le QIA se classe d’entrée de jeu à la douzième place du palmarès des fonds souverains les plus riches au monde, selon l’Institut américain des fonds souverains. Un pactole impressionnant mais qui n’a rien à voir avec les 627 milliards de dollars dont dispose l’Abu Dhabi investment authority, le plus puissant au monde.

Reste que l’argent mis à sa disposition permet à la Qatar Investment Authority de partir faire des emplettes un peu partout dans le monde. Le bras immobilier du fonds, la Qatar Diar, lui permet de devenir avant tout un promoteur immobilier de premier ordre. Durant les deux premières années de son existence, elle achète et rénove, notamment des hôtels à Paris (Hôtel Monceau), à Milan (Hôtel Gallia) ou encore en Suisse (Royal Savoy Hotel Lausanne). "The Guardian" estime que, rien qu'en immobilier au Royaume-Uni, le Qatar a investi près de 10 milliards d'euros depuis 2005. Mais le pays s’intéresse également, via sa holding Qatar Holding LLC (basée au Luxembourg et aux Pays-Bas) au secteur bancaire et investit dans des banques chinoises, suisses ou encore américaines.

Lorsque la crise économique de 2008 frappe le monde, la Qatar Investment Authority y voit une chance de réaliser des bonnes affaires. “Face à cette crise, certains pays préfèrent garder leur argent, alors que nous estimons qu’il s’agit d’une opportunité qui ne se reproduira pas dans les prochaines décennies”, assurait, en 2009, le prince règnant Hamad ben Khalifa al-Thani comme le rapporte le quotidien britannique "The Guardian".

Message reçu par la Qatar Investment Authority qui repart de plus belle faire quelques emplettes. Lorsque la crise de la zone euro et des dettes souveraines vient s’ajouter à l’équation économique, les Qataris se tournent alors naturellement vers l’Europe. En deux ans, le petit pays va, comme le montre l’infographie ci-dessous réalisée par France 24, investir près de 10 milliards d’euros.

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