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La France remporte sa première médaille grâce à Victor Sintès

Enfin une bonne nouvelle pour l'escrime tricolore aux Mondiaux de Catane en Italie. Victor Sintès a remporté le bronze au fleuret, la première et seule médaille française à l'issue des épreuves individuelles.

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AFP - Le gentil Victor Sintès a éclairé d'une médaille de bronze au fleuret - la première et la seule pour la France à l'issue des épreuves individuelles - le chemin difficile des Tricolores aux Championnats du monde d'escrime, jeudi soir à Catane (Sicile).

"Je suis allé chercher quelque chose. C'est une belle récompense à tous mes efforts et aux galères", a expliqué le fleurettiste de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Le blond escrimeur avait failli tout arrêter après les jeux Olympiques de Pékin. Auparavant, les blessures ne l'avaient pas non plus épargné. "On a été champions du monde par équipes, en 2005 à Leipzig. Peu après j'ai été opéré à une cheville, puis une 2e et une 3e fois. Plus de deux ans sans tirer", a-t-il remarqué.

Sintès a eu quelques mots pour ses enfants "Valentin, 3 ans, et Benjamin, 2 ans". "Ma mère, en m'accompagnant à l'aéroport pour venir ici, m'avait rappelé la promesse que je leur avais faite de ramener une médaille. J'ai aussi un métier de kinésithérapeute à mi-temps. Cela compose mon petit train-train", a ajouté le Francilien.

Alors, pas question de regretter la finale et la possibilité de l'or perdues face à l'Italien Andrea Cassarà (5-15), en demi-finale. Le grand Lombard a pris Sintès sur la préparation avec son allonge supérieure.

Sintès, 31 ans, s'est dit aussi conforté sur la route des JO de Londres. "Je n'ai fait que progresser depuis que j'ai repris en 2009. J'ai terminé sixième déjà aux Mondiaux de Paris l'an dernier".

Triplé italien

Les fleurettistes italiens n'avaient pas oublié leur échec individuel sous la verrière du Grand Palais. A domicile, ils ont réalisé le triplé. Valerio Aspromonte ne s'est incliné qu'en finale, tout à la fin (14-15). Le jeune Sicilien Giorgio Avola a partagé les médailles de bronze avec Sintès. L'Italie a ainsi enrichi son butin de médailles pour en compter huit avant que ne débutent vendredi les compétitions par équipes.

Loin de ce sommet, la France se retrouve dans la même situation qu'aux Mondiaux de Turin, en 2005. La délégation tricolore avait arraché un bronze avec l'épéiste Laura Flessel-Colovic, avant une avalanche de quatre victoires par équipes, dont les trois au masculin (épée, fleuret, sabre).

"Terminer par une médaille, c'est un sentiment de soulagement", a souligné Eric Srecki, directeur technique national (DTN). "Mais c'est un bilan intermédiaire qui n'est pas satisfaisant", a-t-il précisé.

Ex-grand champion à l'épée, Srecki n'a vraiment pas digéré la nouvelle déception à cette arme. Après le +flop+ la veille de leurs collègues masculins, les dames ont manqué à l'appel. Un petit tour et puis s'en vont: Maureen Nisima, tenante du titre, et l'éternelle Laura Flessel-Colovic ont été éliminées dès leur entrée dans le tableau des 64.

Profitant de l'hécatombe des têtes de série, la Chine en a profité pour s'offrir une finale nationale à l'épée. La revenante Li Na a ainsi conquis l'or face à sa jeune compatriote Sun Yujie.

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