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Merkel et Sarkozy font état de "progrès" avant le sommet de l'UE

Alors que les responsables européens se réunissent dimanche à Bruxelles, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait état samedi de "progrès" dans les négociations pour tenter d'enrayer la contagion de la crise de la dette au sein de la zone euro.

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AFP - Les négociations pour sauver la zone euro progressent en vue du rendez-vous décisif de mercredi, ont assuré samedi Angela Merkel et Nicolas Sarkozy alors que le plan européen de sortie de crise prend forme avec un début d'accord sur la recapitalisation bancaire.

Entamé vendredi, le marathon de négociations pour sauver la zone euro s'est poursuivi de manière intense samedi.

"Ce sont des réunions absolument cruciales, il faut trouver des solutions (...), il faut résoudre cette crise financière", a déclaré le président français à son arrivée à Bruxelles pour un mini-sommet avec la chancelière allemande.

"Il y a des progrès", a-t-il ajouté, affirmant sa détermination à parvenir "d'ici à mercredi" à une "solution ambitieuse" et "définitive". "Il n'y a pas d'autre choix", a-t-il martelé.

Angela Merkel a aussi fait état de "progrès", estimant que l'Europe en crise pouvait atteindre des "objectifs ambitieux d'ici mercredi".

Selon elle, "il n'y aura pas de décisions définitives" lors du premier sommet de dimanche car les négociations sont "très difficiles techniquement".

Deux sommets européens ont été programmés pour tenter de stabiliser la Grèce surendettée et d'enrayer la contagion inquiétante de la crise de la dette à toute la zone euro, dimanche et surtout mercredi.

Pour préparer ces rendez-vous, les dirigeants des deux premières puissances économiques européennes, après s'être entretenus au téléphone dans l'après-midi, se sont réunis à Bruxelles avec les principaux responsables du Vieux Continent.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a dramatisé les enjeux, alors que les Européens sont en train de remanier le second plan d'aide à Athènes pour mettre nettement plus à contribution les banques et éviter la faillite au pays.

"Il ne s'agit pas seulement de l'avenir de l'Europe mais de l'existence de l'Europe", a-t-il lancé.

L'Europe a mis au point un plan en trois temps: restructuration musclée de la dette grecque, recapitalisation des banques pour absorber ce choc, et renforcement du pare-feu de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), censé endiguer la propagation de la crise à l'Italie ou l'Espagne.

Les négociations sont difficiles en raison notamment de différends franco-allemands, mais des avancées ont été réalisées.

Sur le premier volet, les grands argentiers de la zone euro ont convenu vendredi soir de demander de nouveaux efforts "substantiels" aux banques créancières de la Grèce.

Leur condition: qu'elles acceptent d'effacer "au moins" la moitié de la valeur des dettes grecques qu'elles détiennent, contre 21% initialement prévu en juillet, selon une source diplomatique.

Un négociateur a indiqué à l'AFP que les tractations avec le secteur bancaire se passaient plutôt bien et que les gouvernements étaient "confiants" sur la possibilité d'aboutir à un accord.

La zone euro s'appuie sur un rapport de la troïka des bailleurs de fonds de la Grèce (UE, FMI et BCE) selon lequel les banques doivent accepter des pertes de 50% à 60% pour que la dette grecque soit viable.

Si les Européens n'obtiennent pas le feu vert des banques, cela pourrait provoquer une effet domino dans toute la zone euro avec contagion possible à l'Italie et à l'Espagne.

En contrepartie de l'effort attendu des banques, les ministres des Finances des 27 ont identifié samedi les besoins en recapitalisation du secteur bancaire pour amortir le choc: un début de consensus s'est dégagé autour de 107 à 108 milliards d'euros, selon une source proche du dossier.

Ce montant, supérieur aux 80 à 100 milliards évoqués ces derniers jours mais inférieur aux 200 milliards recommandés par le FMI, découle d'un nouveau seuil de fonds propres minimum, de 9%, qui devrait être imposé aux établissements financiers d'ici mi-2012.

Après plus de dix heures de discussions difficiles, les ministres européens des Finances ont trouvé un accord sur la recapitalisation, suspendu toutefois aux négociations en cours avec le secteur bancaires banques, a résumé le Belge Didier Reynders.

Certains pays dans le viseur des marchés, comme l'Italie et l'Espagne, ont toutefois semblé rechigner face aux exigences. L'accord final, portant aussi sur le type de financement -- privé, étatique ou européen --, est attendu au plus tôt lors du sommet de l'UE de dimanche.

Au sujet du fonds de secours de la zone euro, le projet français visant à le renforcer en l'autorisant à se refinancer auprès de la Banque centrale européenne (BCE) a d'ores et déjà du plomb dans l'aile.

Il ne reste plus que deux options en discussion pour augmenter sa "puissance de feu", a indiqué samedi le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager. Et la solution française "n'est plus sur la table".

L'une des deux pistes toujours d'actualité prévoit que le FESF agisse comme un système d'assurance partielle de la dette publique de pays en difficulté, l'autre envisage une plus forte participation du Fonds monétaire international (FMI), selon une source gouvernementale allemande.

Dans la seconde option, une sorte de Fonds dans le Fonds serait créé auprès du FMI et abondé par des bailleurs volontaires, notamment les pays émergents, a précisé un diplomate. Problème: il est difficile d'évaluer le montant qui pourrait être atteint.

Il reste "des divergences importantes entre pays", a reconnu M. de Jager.

 

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