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ESPACE

La Chine lance un vaisseau spatial inhabité avec succès

Texte par : Dépêche
3 min

Troisième pays à prendre part à la conquête de l'espace, la Chine a lancé avec succès Shenzhou VIII depuis le désert de Gobi (nord-ouest). En 2012, Pékin effectuera d'autres amarrages avec deux nouveaux vaisseaux, dont l'un sera habité.

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AFP - La Chine a lancé avec succès mardi un vaisseau inhabité qui tentera le premier rendez-vous spatial chinois en s'amarrant à un module d'essai déjà en orbite, étape cruciale vers la construction d'une station spatiale prévue vers 2020, a annoncé l'agence Chine nouvelle.

L'amarrage doit avoir lieu "dans les deux jours suivant le lancement de Shenzhou VIII à une altitude de 343 km au-dessus de la surface de la Terre", a indiqué l'agence officielle chinoise.

Le vaisseau Shenzhou VIII a été lancé à 05H58 locales (21H50 GMT lundi) dans le désert de Gobi (nord-ouest de la Chine) par une fusée Longue Marche 2F. Il s'est séparé de sa fusée de lancement à quelque 200 km au-dessus de la Terre, a précisé Chine nouvelle.

Shenzhou VIII doit s'unir au module d'essai Tiangong-1 ("Palais céleste"), lancé le 29 septembre dernier, les deux vaisseaux étant placés sur une même orbite et évoluant à quelque 28.000 km/h autour de la Terre.

La maîtrise des rendez-vous spatiaux est une étape cruciale dans la conquête de l'espace, franchie par les Russes et les Américains dans les années 1960.

Elle "permettra à la Chine de conduire une exploration de l'espace sur une plus grande échelle", a déclaré Zhou Jianping, ingénieur en chef du programme de vol habité, cité par l'agence officielle.

Pour assurer le succès de la mission, des "modifications considérables" ont été apportées au vaisseau par rapport aux précédents modules Shenzhou, a indiqué un porte-parole du programme de vol habité, Wu Ping.

Shenzhou VIII enregistrera des images et relèvera des paramètres qui serviront aux rendez-vous spatiaux habités.

L'amarrage sera réalisé dans le cadre du programme visant à doter d'ici une décennie la Chine d'une station orbitale dans laquelle un équipage peut vivre en autonomie durant plusieurs mois, comme l'ancienne station russe Mir ou la Station spatiale internationale (ISS).

Si la mission Shenzhou VIII est un succès, la Chine lancera l'année prochaine deux autres vaisseaux pour aller rejoindre Tiangong-1, successivement Shenzhou IX et Shenzhou X, dont l'un sera habité.

Deux femmes font partie des astronautes qui s'entraînent en vue de cette mission, selon l'agence. Si elles sont choisies, elles seront les premières Chinoises à être envoyées par leur pays dans l'espace.

Mardi, le vice-Premier ministre chinois Zhang Dejiang a assisté au lancement depuis la base de Jiuquan (nord-ouest), dans le désert de Gobi, où étaient également présents des responsables de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'agence spatiale allemande DLR, selon Chine nouvelle.

Shenzhou VIII a embarqué 17 expériences dans le domaine des sciences de la vie et de la micro-gravité conduites par des chercheurs chinois et allemands.

C'est la première fois que des expériences dans ces domaines sont réalisées en coopération internationale dans le cadre du programme chinois de vol habité, avait indiqué lundi Mme Wu.

La Chine a procédé à son premier vol spatial habité en 2003, devenant le troisième pays à envoyer des hommes dans l'espace après l'Union soviétique et les Etats-Unis.

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