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FRANCE

Fillon s'apprête à annoncer un nouveau plan d'austérité lundi

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : Axelle SIMON
4 min

Le Premier ministre François Fillon doit annoncer lundi un nouveau plan d'austérité pour tenter d'enrayer la crise. Il a d'ores et déjà annoncé que le budget 2012 serait l'un des plus rigoureux que la France ait connu depuis 1945.

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AFP - D'ultimes consultations se poursuivaient dimanche autour d'un nouveau plan d'austérité, avant sa présentation lundi par François Fillon qui pourrait annoncer, entre autres mesures, une hausse ciblée de la TVA, la seconde "journée de solidarité" ayant en revanche pris du plomb dans l'aile.

C'est le Premier ministre lui-même qui présentera ce "plan d'équilibre des finances publiques" au cours d'une conférence de presse lundi à midi avant de parler aux Français au cours du journal de 20h00 de TF1.

"L'heure de vérité a sonné", a averti François Fillon alors que l'exécutif, sitôt le chapitre du G20 refermé, se remettait à la tâche ce week-end pour dénicher les 6 à 8 milliards d'euros indispensables au respect des engagements financiers internationaux de la France.

Rien n'a filtré des réunions qui se sont tenues tout au long du week-end mais, selon certaines sources gouvernementales, l'idée d'une nouvelle "Journée de solidarité", sur le modèle de celle qui concourt depuis 2004 à la prise en charge des personnes âgées et des handicapés, tenait "moins la corde" dimanche.

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Quoi qu'il en soit, François Fillon a prévenu que le budget 2012 sera "l'un des plus rigoureux depuis 1945" alors que l'économie française s'enfonce dans le marasme, avec une prévision officielle de croissance ramenée de 1,75% à 1%.

Abonné à l'annonce des mesures qui fâchent, après avoir déjà présenté fin août un premier plan de rigueur de 12 milliards d'euros, le Premier ministre "va dire que notre objectif est un retour à l'équilibre budgétaire en 2016", selon le ministre du budget, Valérie Pécresse.

"La ligne directrice ce sera d'abord des économies en dépenses, et puis de la justice", c'est-à-dire que "tout le monde paiera à due proportion de ses capacités", a-t-elle déclaré.

Depuis octobre, Paris vit sous la menace des agences de notations. Moody's a placé le précieux "Aaa" de la France sous observation et s'est donné trois mois pour décider ou non d'abaisser la perspective de la note française de "stable" à "négative".

Sur le détail des mesures, les débats au sein du gouvernement allaient encore bon train dimanche. Ministre influent, Alain Juppé a de nouveau défendu l'idée d'une hausse ciblée de la TVA, "un impôt qui est bon pour l'emploi".

Le taux réduit appliqué à la restauration, aux travaux de rénovation des logements ou aux divers emplois à domicile pourrait être relevé de 5,5% à 7%, au grand dam des organisations professionnelles.

Autre piste fiscale envisagée : une surtaxe exceptionnelle sur l'impôt des sociétés, visant les grands groupes.

L'opposition et les syndicats ont déjà sonné la charge. Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, verrait dans une hausse de la TVA "la preuve de l'inconstance, de l'incohérence de la politique qui est menée depuis 2007".

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, fustige "cette politique (qui) conduit à un affrontement avec le peuple et à l'affrontement des peuples entre eux".

"Ce sont des mesures qui font payer la population au lieu du système financier qui a la lourde responsabilité de la crise actuelle", a dénoncé le député PS Arnaud Montebourg, stigmatisant "les agences de notation (qui) devraient être mises hors la loi".

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a regretté que Nicolas Sarkozy n'ait pas le "courage" de s'attaquer "aux lobbies des niches fiscales". "Les solutions proposées sont du saupoudrage", a-t-elle dénoncé, elles "manquent de courage politique".

A l'unisson, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, et celui de la CGT, Bernard Thibault, ont rejeté l'idée d'une nouvelle journée de solidarité, qu'ils ont assimilée à du "travail gratuit".

Quant à la CFTC, reconnaissant qu'il y a "des problèmes budgétaires" et qu'il "faut trouver de l'argent", elle a avancé une "contre-proposition" iconoclaste : réduire de 577 à 300 le nombre des députés pour un gain annuel de "277 millions d'euros".
             

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