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FRANCE

Trois femmes condamnées à Nantes pour port du voile intégral

Texte par : Dépêche
2 mn

Le tribunal de police de Nantes (Loire Atlantique) a condamné à une amende de 140 euros trois femmes portant le niqab dans les lieux publics. L'une d'elles est l'épouse du polygame nantais Lies Hebbadj, une autre est sa concubine.

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AFP - Trois femmes, dont la femme et une compagne de Lies Hebbadj, ont été condamnées lundi à une amende de 140 euros chacune par le tribunal de police de Nantes pour dissimulation de leur visage sur la voie publique au moyen d'un niqab.

L'épouse de Lies Hebbadj et l'une de ses compagnes avaient fait l'objet d'un constat d'infraction devant l'école publique où elles emmenaient leurs enfants, le 6 octobre.

Lies Hebbadj s'est présenté devant le tribunal lundi matin avec son épouse et la compagne convoquée mais, comme elles n'ont pas voulu dévoiler leur visage à l'entrée du tribunal, elles n'ont pas eu l'autorisation d'y entrer. Elles sont restées dehors avec une demi-douzaine de manifestants qui dénonçaient notamment "la laïcité", a constaté l'AFP.

Seul Lies Hebbdadj est allé à l'audience et il a été invité à s'exprimer lorsque le dossier de son épouse a été examiné. "Je suis d'accord avec le représentant du ministère public pour avoir une amende de 140 euros puisque c'est la condition pour pouvoir faire un recours devant le tribunal des droits de l'homme", a-t-il déclaré. Il a ensuite quitté la salle, sans attendre la condamnation, qui a été prononcée après délibération en fin de matinée.

Une troisième femme, qui avait fait l'objet d'un constat d'infraction similaire à Nantes en juillet 2011, mais qui n'est pas liée à Lies Hebbadj, était convoquée le même jour. Elle ne s'est pas présentée et a aussi été condamnée à une amende de 140 euros.

Selon la loi votée le 11 octobre 2010, mise en application en avril 2011, dissimuler son visage dans l'espace public, que ce soit avec un voile, une cagoule ou un masque, est passible de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté.

Lies Hebbadj a été médiatisé en défendant en avril 2010 une autre de ses concubines, Sandrine Mouleres, qui contestait un PV de 22 euros pour port du niqab au volant, avant le vote de la loi, et qui a été relaxée en décembre 2010.

 

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