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BAHREÏN

Des violences éclatent quelques heures avant le rapport sur la répression des manifestations

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : Natacha VESNITCH
2 min

Alors qu'une commission d'enquête s'apprête à rendre un rapport sur la répression des manifestations contre le gouvernement, des violences entre opposants et forces de sécurité auraient provoqué la mort d'une personne mercredi à Bahreïn.

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Reuters - Un homme a été tué à Bahreïn mercredi par les forces de sécurité dans une ville à majorité chiite, à quelques heures de la remise par une commission d'enquête indépendante d'un rapport sur les troubles dans le royaume.

Selon des témoins, la police anti-émeutes circulant en 4X4 s'est déployée dans les rues d'Aali, près de la capitale, Manama, poursuivant des dizaines de jeunes gens. L'un d'eux a été attrapé et frappé à coups de bâtons.

On pouvait lire sur les murs du quartier des slogans hostiles à la royauté, comme "Mort à Al Khalifa". La majorité chiite reproche au régime de leur interdire l'accès à la
propriété et aux emplois de la fonction publique.

Quelques heures auparavant, des véhicules des forces de sécurité avaient percuté une voiture, tuant le conducteur, rapportent des activistes. Après l'accident, les forces de
l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et ont tiré des balles en caoutchouc.

On ignore si le conducteur tué était impliqué dans les protestations quasi quotidiennes dans les villes chiites du royaume.

Ces violences ont éclaté à quelques heures de la diffusion du rapport d'une Commission d'enquête indépendante formée en juin à la requête du roi sur la répression des manifestations antigouvernementales et les accusations de tortures et d'arrestations de masse.

Ce document, qui sera remis au souverain lors d'une cérémonie officielle, devrait être critique envers les autorités.

Plus de 40 personnes sont mortes dans les troubles survenus à partir de février au Bahreïn, lorsque des milliers de manifestants issus essentiellement de la majorité chiite du royaume ont occupé la place de la Perle à Manama.

En mars, la famille régnante sunnite a sollicité l'aide militaire de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis pour écraser ce mouvement de contestation et elle a imposé la loi
martiale.

Des associations de défense des droits de l'homme et des activistes estiment que plus de 3.000 personnes ont été arrêtées lors de la répression et que la moitié d'entre elles auraient subi des mauvais traitements lors de leur incarcération.

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