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Les incidents de la journée électorale en RD Congo

Plus de 30 millions de Congolais étaient appelés, lundi, à choisir le président de la République et à renouveler l'Assemblée. Une journée électorale que d'aucuns jugent chaotique. Revue des incidents recensés sur le territoire national.

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Attaques armées à Lubumbashi (Sud), incendies de bureaux de vote à Kananga (centre), rupture de matériels électoraux, bulletins de vote brûlés parce que jugés irréguliers... Nombreux sont les incidents qui ont émaillé la journée du lundi 28 novembre durant laquelle plus de 30 millions d'électeurs étaient appelés à désigner le président de la République démocratique du Congo ainsi que les 500 députés nationaux (voir carte ci-dessous).

Tout au long de la journée, les principaux adversaires du chef de l'État sortant, Joseph Kabila, ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme des entraves au bon déroulement d'une présidentielle désormais limitée à un tour.

Candidat de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe parle de "l’intention manifeste" du pouvoir en place d'"empêcher les électeurs d’accomplir leur devoir civique".

Pour sa part, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, affirme que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a failli à sa mission. "La manière dont les choses se sont déroulées ne permettent pas de croire qu’il y a eu organisation des élections pour répondre véritablement aux besoins de la population", affirme Serge Mayamba, secrétaire général de l’UDPS, au micro de la radio onusienne en RD Congo.

Une position partagée par Angèle Makombo qui soutient la candidature de Léon Kengo wa Dondo. "L’objectif d’une élection apaisée, transparente et crédible n’a pas été atteint", a-t-elle relevé.

Dans le camp du président sortant, on attribue les tensions enregistrées à "l’expression d’une sociologie d’irresponsabilité entretenue par une certaine classe politique congolaise". Ténor de la majorité présidentielle, Franklin Tshiamala pointe du doigt les opposants qui n’ont cessé d’"appeler les Congolais à la violence".

Des "incidents malheureux" mais "mineurs", martèle, de son côté, la Céni. Invité lundi soir sur le plateau de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), son vice-président, Jacques Djoli, a expliqué qu’il faudrait remettre les troubles constatés dans un contexte global. "Sur 63 685 bureaux de vote, des incidents ont été relevés dans plus au moins 50 bureaux de vote", a-t-il déclaré. Une façon pour la structure organisatrice des élections de minimiser les ratés observés.

Pour tenter d’apaiser les esprits, la Céni doit rouvrir ce mardi les bureaux de vote à ceux qui n’ont pas pu glisser un bulletin dans l'urne. Les résultats provisoires de la présidentielle ne seront pas connus avant le 6 décembre.

 

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