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L'Arabie saoudite recommande à ses ressortissants de quitter la Syrie

La recommandation de Ryad fait écho à celles de Bahreïn et du Qatar, dimanche. Le ministère des Affaires étrangères saoudien invoque la situation sécuritaire de la Syrie, en proie à une révolte populaire depuis mi-mars.

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AFP - L'Arabie saoudite a appelé mardi ses ressortissants à quitter la Syrie, secouée depuis plus de huit mois par une vague de violences, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

"En raison de la situation sécuritaire, l'Arabie saoudite appelle ses ressortissants à quitter la Syrie et à ne pas voyager dans ce pays", a indiqué le ministère dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa.

Bahreïn et le Qatar, deux pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui regroupe les six monarchies pétrolières, ont déjà demandé dimanche à leurs ressortissants de quitter la Syrie.

Dimanche, la Ligue arabe a adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l'encontre de l'un de ses membres, prévoyant notamment un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.

Elles comprennent aussi une interdiction de voyager dans les pays arabes pour des responsables syriens, ainsi que la suspension des liaisons aériennes entre les pays arabes et la Syrie.

La liste des personnalités syriennes qui seront interdites de voyage ainsi que la date d'entrée en vigueur de la suspension des liaisons aériennes doivent encore être déterminées par un comité technique de la Ligue arabe.

Le régime du président Bachar al-Assad a accusé lundi la Ligue arabe d'avoir fermé toutes les portes en adoptant des sanctions économiques contre lui et accusé certains de ses membres de pousser à "l'internationalisation" du conflit.

Selon un rapport de la commission d'enquête internationale sur les violations commises en Syrie, publié lundi à Genève, les forces de l'ordre syriennes ont perpétré des crimes contre l'humanité lors de la répression brutale des manifestants contre le régime en place.

Au moins 3.500 civils ont été tués depuis le début de la révolte populaire à la mi-mars, selon l'ONU.

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