Accéder au contenu principal

Human Rights Watch fait état d'au moins 18 morts en marge des élections

Selon l'organisation, les violences qui ont émaillé les scrutins présidentiel et législatif ont fait au moins 18 victimes, entre le 26 et le 28 octobre en RD Congo. Certaines auraient été tuées par les forces de sécurité.

Publicité

FRANCE 24 a décidé de fermer provisoirement les commentaires de cette page en raison de la violence ou du caractère injurieux de certains propos postés.

AFP - Au moins 18 civils ont été tués et une centaine gravement blessés principalement par les forces de sécurité entre le 26 et le 28 novembre, autour des élections présidentielle et législatives en République démocratique du Congo, a déclaré vendredi l'ONG Human Rights Watch (HRW).

Selon un communiqué de l'organisation de défense des droits de l'homme, la plupart des victimes, dont 14 dans la seule capitale Kinshasa, ont été tuées "par des soldats de la Garde Républicaine", l'ex-garde présidentielle.

"Le gouvernement (de la RDC) doit immédiatement maîtriser ses forces de sécurité, spécialement la Garde présidentielle", et "éviter que des opposants politiques et leurs partisans ne soient pris pour cibles", ajoute l'ONG en disant craindre de nouvelles violences et des troubles à l'annonce des résultats provisoires de la présidentielle le 6 décembre.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, à indiqué qu'il devait "prendre connaissance du rapport", avant de le commenter.

"Les tensions sont très élevées, notamment du fait des complications logistiques dans l'organisation de l'élection. Les forces de sécurité devraient protéger les populations et non attiser la violence", déclare Anneke van Woudenberg, chef analyste Afrique à Human Rights Watch.

"Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé le 26 novembre, au dernier jour de la campagne électorale et veille des élections du 27, lorsque des partisans du candidat d'opposition Etienne Tshisekedi rassemblés à l'aéroport international Ndjili de Kinshasa, voulaient acccompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre de la capitale.

La police a tenté de séparer ces partisans de ceux du président sortant Joseph Kabila, qui attendaient eux aussi leur candidat. Mais ensuite, selon HRW, la Garde républicaine est arrivée sur les lieux avec le convoi présidentiel prévu pour venir chercher M. Kabila, "et certains soldats ont tiré en l'air, d'autres directement sur la foule des oppposants".

"Au moins 12 partisans de l'opposition et des passants ont été atteints mortellement, 41 autres ont été blessés par balles", précise HRW.

Le président ayant finalement choisi un autre aéroport pour revenir de province, la Garde Républicaine est repartie vers le centre de la capitale "et des soldats ont tiré de façon indiscriminée le long de la route", accuse encore l'ONG.

HRW précise toutefois que, selon des témoins, des partisans du candidat de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont "provoqué" la Garde républicaine en jetant des pierres sur le convoi présidentiel vide qu'elle escortait vers un autre aéroport.

"Les élections ne constituent pas une excuse à des soldats qui tirent au hasard dans la foule, et les autorités doivent immédiatement suspendre les responsables de cet inutile bain de sang", estime Anneke van Woudenberg.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.