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Les pays arabes lancent un nouvel ultimatum à Damas

Plusieurs ministres arabes des Affaires étrangères réunis à Doha, au Qatar, ont lancé un nouvel ultimatum à la Syrie. Damas a désormais jusqu'à ce dimanche pour accepter l'envoi d'observateurs et éviter ainsi davantage de sanctions.

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AFP - Une réunion arabe a donné à la Syrie un nouveau délai, jusqu'à dimanche, pour signer un protocole sur l'envoi d'observateurs et éviter davantage de sanctions, a déclaré samedi le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani.

La réunion regroupant plusieurs ministres arabes des Affaires étrangères à Doha a également adopté une liste nominative de 19 personnalités syriennes qui doivent être interdites de voyage dans les pays arabes et dont les avoirs seront gelés dans ces pays.

Cette liste comprend les principaux chefs des services de sécurité et des forces armées ainsi que le ministre de la Défense, Ali Mamlouk, et l'homme d'affaires Rami Makhlouf, cousin du président Bachar al-Assad.

La réunion a également chargé une commission technique de dresser une liste d'hommes d'affaires syriens qui seraient impliqués dans le financement des opérations de répression, en vue de les sanctionner.

"Nous sommes entrés en contact pendant la réunion avec Damas et nous avons répondu à leurs demandes d'éclaircissement (...) Nous avons demandé à ce qu'ils (les responsables syriens) viennent demain à Doha pour signer le protocole et nous sommes dans l'attente d'une réponse", a déclaré cheikh Hamad.

"En tant qu'Arabes, nous craignons que si cette situation continue (répression de la révolte, ndlr), les choses échapperont au contrôle des Arabes", a-t-il ajouté.

Cheikh Hamad a insisté sur les risques d'une internationalisation des pressions sur la Syrie et a nié tout complot arabe contre ce pays. "Tout ce que nous voulons c'est arrêter l'effusion de sang en Syrie et la voir changer de politique effectivement et non en paroles", a-t-il dit.

La réunion consacrée au mécanisme des sanctions de la Ligue arabe contre la Syrie pour son refus de mettre fin à la répression sanglante de la révolte a prévu d'interdire toute vente d'armes arabes à la Syrie et la réduction de moitié les vols aériens avec la Syrie à partir de la mi-décembre.

"Il a été décidé de réduire de 50% les vols aériens y compris ceux de la compagnie syrienne à partir du 15 décembre", indique un communiqué.

Une partie des sanctions de la Ligue arabe contre la Syrie sont entrées en vigueur aussitôt après leur adoption le 27 novembre. Ces sanctions prévoient en particulier un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.

La réunion de Doha a également adopté une liste de produits exclus des sanctions et demandé aux Croissants-Rouges arabes d'élaborer un plan humanitaire d'urgence au profit du peuple syrien.

Le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi a quant à lui assuré qu'une éventuelle révision des sanctions dépendrait "de la réponse du gouvernement syrien" aux exigences arabes.

Une délégation turque s'est jointe à la réunion de Doha, cheikh Hamad expliquant qu'il était normal de coordonner les efforts "avec la Turquie, un voisin immédiat de la Syrie".

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