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L'Agence française de lutte contre le dopage classe l'affaire Longo

Le gendarme français du dopage renonce à faire appel de la relaxe prononcée par la Fédération française de cyclisme en faveur de Jeannie Longo. La star du cyclisme féminin avait enfreint par trois fois les règles anti-dopage.

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AFP - L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a reconnu jeudi qu'il n'y avait pas matière à sanctionner Jeannie Longo, la plus grande championne cycliste de l'histoire, pour des manquements supposés aux règles de localisation.

La coureuse vedette de 53 ans voit ainsi son nom pour de bon blanchi, après avoir été accusée par l'Agence d'avoir enfreint par trois fois à ses obligations de localisation en moins de 18 mois, ce qui équivaut à une infraction aux règles antidopage.

Comme l'avait noté le mois dernier la commission de discipline de la Fédération française de cyclisme qui l'avait relaxée de toute poursuite disciplinaire, l'AFLD a été forcée de constater que Jeannie Longo n'était plus tenue de se plier à cette règle.

Plus exactement, l'Agence aurait dû aviser après avril 2010 la championne olympique, 13 titres mondiaux, qu'elle appartenait encore à son groupe-cible d'athlètes de haut niveau, tenus de lui fournir leur emploi du temps du trimestre suivant afin d'être facilement localisable pour un contrôle antidopage inopiné.

A la suite d'une modification de règlement en avril 2010, l'appartenance à ce groupe n'est en effet plus automatiquement reconduite comme c'était le cas auparavant, mais valable une année seulement.

"Publicité regrettable"

Comme l'avait plaidé son avocat, les faits postérieurs à avril 2011 ne peuvent ainsi lui être reprochés, et plus particulièrement un contrôle manqué le 30 juin 2011.

"Il est apparu au Collège que dans le cas d’espèce, les décisions intervenues pour procéder au renouvellement de l’inscription dans le groupe cible laissaient la place à une incertitude quant à leur portée telle que l’existence d’un troisième manquement du sportif en cause à ses obligations de localisation ne pouvait être regardée comme établie", selon elle.

Cette affaire, dont s'était fait écho le journal L'Equipe en septembre, avait très affecté la sportive aux 59 titres nationaux, qui avait renoncé à disputer les Championnats du monde de Copenhague.

Jeudi, l'AFLD a tenté de faire amende honorable: "En raison de la publicité regrettable ayant précédé cette saisine, l’Agence avait dès le 12 septembre, souligné que +l’infliction éventuelle d’une sanction en cas de méconnaissance de la réglementation est assortie de garanties des droits de l’intéressé et que, en conséquence, un jugement ne peut valablement être porté qu’à l’issue d’une procédure contradictoire respectueuse des droits de la défense+".

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