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Joseph Kabila déclaré vainqueur par la Cour suprême

La Cour suprême de la République démocratique du Congo a rejeté la demande d’annulation des résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre formulée par l’opposition, entérinant ainsi la réélection du président sortant, Joseph Kabila.

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AFP - Le président sortant de la RD Congo, Joseph Kabila, a été proclamé vendredi soir vainqueur de l'élection présidentielle à un tour du 28 novembre, par la Cour suprême de justice (CSJ), chargée de donner les résultats définitifs du scrutin.

La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Monsieur Joseph Kabila" pour un second mandat de cinq ans, a déclaré le premier vice-président de la CSJ Jérôme Kitoko, après avoir rejeté un recours en annulation déposé par un candidat.

Un communiqué du Centre Carter, publié samedi 10 décembre, indique que des "irrégularités graves" ont été relevées lors des scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre. Même si l’ONG de l’ancien président américain assure que ces éléments ne remettent pas en cause le fait que le président sortant, Joseph Kabila, soit arrivé en tête de la présidentielle, elle indique être incapable de déterminer la mesure dans laquelle les résultats "reflètent la volonté du peuple congolais". Des accusations qui viennent compléter celles émises auparavant par l’Union européenne.
 

Il a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) et donnant la victoire à M. Kabila, 40 ans, avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%). Ce dernier avait rejeté ces résultats et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC.

La cour, qui devait initialement proclamer samedi les résultats définitifs, l'a fait vendredi soir juste après avoir rejeté pour "manque de preuves" le recours du candidat Vital Kemerovo (3e avec 7,54%), qui dénonçait de nombreuses irrégularités lors du scrutin.

Des rapports d'observateurs nationaux et internationaux, notamment de l'Union européenne et du Centre Carter, ont déploré le "manque de transparence" ou de "crédibilité" du processus électoral, et dénoncé aussi de nombreuses "irrégularités".

Héritier du pouvoir à 30 ans après l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en 2001, élu une première fois en 2006 en promettant le retour à la paix et la reconstruction d'un pays ruiné par deux guerres (1996-1997, 1998-2003), Joseph Kabila s'était déclaré "sûr" de ne pas perdre lors de sa campagne, après avoir opportunément fait réviser la Constitution en janvier pour faire passer la présidentielle de deux à un tour.

Le nouveau président élu doit prêter serment mardi.

L'annonce de sa réélection le 9 décembre par la Céni avait déclenché des violences dans le pays, principalement à Kinshasa où au moins cinq personnes ont été tuées.
 

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