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Joseph Kabila prête serment dans un climat tendu

Joseph Kabila, dont la réélection à la tête du pays a été confirmée par la Cour suprême, a prêté serment ce mardi à Kinshasa. Le dispositif sécuritaire a été renforcé dans la capitale pour éviter tout débordement de l'opposition.

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À la cité de l’Union africaine, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, les drapeaux bleus à l’étoile jaune sont de sortie. Le président Joseph Kabila a prêté serment ce mardi matin pour un nouveau mandat de 5 ans, après sa réélection contestée par l'opposition mais validée le 17 décembre par la Cour suprême.

Investiture sous haute tension

Pour l’occasion, de nombreux invités, dont plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, étaient attendus dans la ville située à l’ouest de la province de Kinshasa. La police et l'armée ont été mobilisées, comme ce fut le cas le 9 décembre après l'annonce des résultats provisoires qui avaient déclenché des violences. Mais cette fois, des chars de la Garde républicaine ont aussi été positionnés en différents lieux.

En effet, une partie de la population rejette depuis le début le résultat du scrutin présidentiel du 28 novembre marqué par de multiples irrégularités. Joseph Kabila, 40 ans, a été réélu pour cinq ans avec 48,95% des suffrages contre 32,33% crédité à son rival Étienne Tshisekedi.

"Nous voulons la vérité des urnes"

Ce lundi, devant l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, des femmes issues du mouvement de l'opposition, ont organisé un sit-in. "Nous en avons marre, nous voulons la vérité des urnes, ont-elles scandé au micro de FRANCE 24. Nous n’avons pas voté pour des médiations, nous avons voté une personne et c’est Étienne Tshisekedi." Elles réclament l’intervention de la communauté internationale.

La tension est palpable dans le pays depuis que l’opposant de 79 ans s’est autoproclamé, dimanche, "président élu". Il a également prévu de prêter serment vendredi dans le stade des Martyrs de Kinshasa. Situé dans le quartier populaire de Limete, à l’est de la province de Kinshasa, le siège de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a également été quadrillé par la police.

Par ailleurs, Tshisekedi a appelé à capturer Joseph Kabila, qualifié de "fauteur en eaux troubles", promettant une "récompense très importante" à celui qui "l'emmènera ici ligoté". La réaction du camp Kabila a été immédiate: "énième vaste blague" d'un opposant "fatigué politiquement", "mauvais perdant", qui "ne peut plus mobiliser la population", a répondu Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP).

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a appelé les Congolais à s'abstenir de toute violence après la réélection contestée de Joseph Kabila, dont l'investiture mardi se déroulera en présence de l'ambassadeur français, Luc Hallade.

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