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TÉLÉCOMMUNICATIONS

L'opérateur américain AT&T abandonne le rachat de T-Mobile

Texte par : Dépêche
2 min

Le géant américain des télécommunication AT&T a jeté l'éponge. Il renonce à racheter, pour 40 milliards de dollars, son concurrent T-Mobile. La fusion, quasi-finalisée, avait été critiquée par l'autorité américaine de la concurrence.

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 AFP - Le premier opérateur de télécoms américain, AT&T, a annoncé lundi qu'il abandonnait son projet de rachat de T-Mobile USA à Deutsche Telekom alors que cette fusion géante de près de 40 milliards de dollars s'est heurtée à l'opposition des autorités de la concurrence.

"Après avoir étudié avec attention ses options, AT&T a décidé avec Deutsche Telekom AG de mettre fin à son offre de rachat de T-Mobile USA, lancée en mars", indique-t-il dans un communiqué.

"Les efforts de l'agence fédérale des Communications (FCC) et du ministère américain de la Justice pour bloquer cette transaction ne changent pas la réalité du secteur américain des télécommunications sans fil", commente AT&T dans son communiqué.

"C'est l'un des secteurs les plus concurrentiels du monde, avec un besoin croissant de fréquences qui n'a pas diminué et auquel il faut faire face immédiatement. Une combinaison d'AT&T et T-Mobile USA aurait offert une solution intermédiaire à cette pénurie", regrette l'opérateur, affirmant que "les consommateurs vont pâtir" de l'échec de cette fusion.

Le ministère de la Justice avait annoncé le 31 août qu'il allait contester devant les tribunaux le projet de rachat de 39 milliards de dollars, au motif qu'il nuirait à la concurrence.

AT&T contrôle actuellement 27% des abonnements à la téléphonie mobile aux Etats-Unis, derrière Verizon Wireless (31%), mais loin devant Sprint Nextel (14%) et T-Mobile (9%).

AT&T et Deutsche Telekom avaient indiqué en novembre qu'ils se préparaient à un possible échec de la vente: AT&T avait prévu de passer une charge avant impôts de 4 milliards de dollars (3 milliards d'euros) pour tenir compte des indemnités de rupture de contrat qu'il devrait verser à Deutsche Telekom le cas échéant.

Outre l'opposition des autorités de la concurrence, l'opération s'est aussi heurtée à l'opposition de certains membres du Congrès et de la FCC, qui estime qu'elle serait nuisible à l'emploi et aux investissements dans le secteur.

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