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Les Frères musulmans démentent avoir fomenté les attentats de Damas

Contrairement à ce qui avait été annoncé sur un site Internet présenté comme celui de la confrérie, les Frères musulmans syriens démentent être derrière les attentats qui ont fait 44 morts et plus de 150 blessés dans la capitale syrienne vendredi.

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AFP - Le porte-parole des Frères musulmans Zouhair Salem a démenti samedi à l'AFP toute responsabilité de la confrérie dans les attentats suicide de vendredi, accusant le régime d'avoir "fabriqué de toute pièce" un communiqué les revendiquant au nom des Frères.

Le général soudanais Ahmed Moustafa al Dabi, qui dirige les équipes d'observateurs de la Ligue arabe, a annoncé samedi qu'il se rendrait en Syrie en fin de journée.

Il s'adressait à des journalistes au siège cairote de la Ligue arabe après des entretiens avec le secrétaire général de la Ligue, Nabil Elarabi. Un premier groupe d'une cinquantaine d'observateurs est attendu en Syrie lundi. (Reuters)

Il s'agit d'une "page fabriquée de toute pièce en notre nom sur internet", a indiqué M. Salem, réagissant à un communiqué mis en ligne sur un site se présentant comme étant celui des Frères en Syrie et qui a revendiqué au nom de la confrérie les attentats ayant fait la veille à Damas 44 morts et plus de 150 blessés.

Cela a été "orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats" de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.

Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la "responsabilité directe" des deux attentats.

"Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes", écrit le CNS dans un communiqué. Le régime "a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu'ils ne s'approchent pas des centres de sécurité", selon lui.

Ce que cherche le régime avec ces attentats, c'est donner l'impression "au monde qu'il fait face à un danger venu de l'étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité", poursuit le CNS.

Le ministère syrien de l'Intérieur avait lui affirmé que "la main d'Al-Qaïda" était derrière les attentats.

Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l'arrivée d'une délégation arabe qui doit préparer la venue d'observateurs, prévue lundi.

Selon une estimation de l'ONU, la répression de la révolte en Syrie a fait au moins 5.000 morts depuis la mi-mars.
 

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