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Les observateurs de la Ligue arabe sont arrivés à Damas

Cinquante observateurs et dix membres du secrétariat de la Ligue arabe sont arrivés lundi soir à Damas. Ils doivent se rendre aujourd'hui à Homs, fief de la contestation, où des bombardements ont fait, lundi, au moins 29 morts.

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AFP - Une première délégation de cinquante observateurs arabes est arrivée lundi soir en Syrie pour surveiller la situation sur le terrain, quelques heures après le lancement d'une nouvelle offensive des forces syriennes contre la ville de Homs, un bastion de la contestation du régime, faisant au moins 29 morts.

"Une délégation de 50 observateurs est arrivée lundi soir à Damas", a indiqué la télévision privée Dounia (proche du pouvoir) précisant que dix d'entre eux avaient la nationalité égyptienne.

Le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui doit diriger les observateurs, était arrivé dimanche soir à Damas.

Conférence de presse du président du CNS, Burhan Ghalioun, le 26 décembre à Paris

La mission des observateurs fait partie d'un plan de sortie de crise de la Ligue arabe qui prévoit l'arrêt des violences en Syrie, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

Damas avait accepté ce plan le 2 novembre, tout en continuant de réprimer dans le sang la révolte.

L'arrivée des observateurs intervient alors que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qualifiait "d'effrayante" la situation à Homs.

Selon la chaîne de télévision américaine CNN, des membres de la délégation arrivée lundi à Damas se rendront dès mardi à Homs, troisième ville du pays.

L'OSDH a fait état, selon un nouveau bilan, de dix-huit morts dans le quartier de Baba Amro, qui a essuyé "des tirs d'obus et de mitrailleuses lourdes". "Le pilonnage est plus intense que les trois derniers jours", selon l'OSDH.

Onze civils ont péri dans d'autres quartiers de Homs (centre), selon la même source. En outre, une femme a été tuée à Talbissé, et un homme à Rastan, deux localités près de Homs.

D'importantes manifestations contre le régime, violemment réprimées, se déroulent régulièrement à Homs (160 km au nord de Damas), où ont lieu également des affrontements meurtriers entre l'armée et des déserteurs.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité de l'opposition, a pressé lundi la Ligue arabe et l'ONU de mettre un terme à la "tragédie" en Syrie.

Il a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter le plan de la Ligue arabe sur la Syrie pour lui donner "plus de force".

"Le plan arabe est un bon plan pour désamorcer la crise mais je crois que la Ligue arabe n'a pas vraiment les moyens de faire appliquer ce plan", a déclaré Burhan Ghalioun, président par intérim du CNS, lors d'une conférence de presse à Paris.

Le Canada a une nouvelle fois demandé au régime syrien de mettre fin à la répression et prôné la démission du président Bachar al-Assad, estimant qu'il ne faisait que "retarder l'inévitable" car il serait "bientôt chassé du pouvoir".

Trente-sept civils au total ont été tués lundi par les forces du régime dans le pays, selon l'OSDH.

Outre les morts à Homs, quatre civils ont été tués dans la province de Hama (nord) et deux autres dans celle d'Idleb (nord-ouest).

Dans cette province, quatre déserteurs ont été tués lors d'affrontements avec l'armée régulière dans le village d'al-Younsié, près de la frontière turque.

Des affrontements similaires ont eu lieu à Chifounia, un village près de Damas. Au moins sept militaires ont été tuées dans ces heurts, indique l'OSDH sans préciser s'il s'agit de déserteurs ou de soldats de l'armée régulière.

Des tirs très importants ont par ailleurs été entendus à Barzé, un quartier de Damas, où avait eu lieu plus tôt une manifestation contre le régime, selon la même source.

Selon l'ONU, plus de 5.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.

M. Ghalioun a affirmé que des observateurs de la Ligue arabe se trouvaient déjà à Homs mais "ils ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas aller là où les autorités ne veulent pas qu'ils aillent".

"Les observateurs travaillent dans des conditions que la Ligue arabe dit ne pas être bonnes (...) Je pense qu'on a mal négocié peut-être les conditions de travail des observateurs", a déclaré M. Ghalioun..

L'OSDH a affirmé de son côté que les forces de l'ordre "ont changé les poteaux indicateurs des noms des lieux" dans des zones de Jabal al-Zaouia, dans la province d'Idleb (nord ouest), afin d'induire les observateurs en erreur.

Une première équipe de la Ligue était arrivée jeudi à Damas pour préparer la mission des observateurs, dont une délégation d'environ 50 experts civils et militaires arabes était attendue lundi soir en Syrie, dans le cadre d'un protocole signé par Damas et la Ligue arabe.

"La mission a la liberté de se déplacer en coordination avec la partie syrienne et conformément au protocole", a assuré lundi le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi.

 

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