SYRIE

Une commission de la Ligue arabe appelle au retrait des observateurs

Le Parlement arabe, commission consultative composée de 88 délégués de la Ligue arabe, a appelé au retrait immédiat des observateurs de Syrie. Il estime que leur présence n'a en aucun cas enrayé la répression menée par le régime.

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REUTERS - Une commission consultative de la Ligue arabe a préconisé dimanche le retrait immédiat de la mission d’observateurs arabes envoyés en Syrie dont la présence, selon elle, permet au régime de Bachar al Assad de masquer la poursuite des violences et des atteintes aux droits de l’homme.

La Ligue arabe a envoyé en Syrie une petite équipe d’observateurs chargée de déterminer si le président Assad tient sa promesse de mettre un terme à la répression du mouvement de contestation, qui a commencé à la mi-mars.

Un enfant de 7 ans tué à Hama

À Hama (centre), un enfant de 7 ans a été tué, dimanche 1er janvier, par des tirs des forces de sécurité qui visaient la voiture de son père, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en parlant du "premier martyr de 2012". Trois autres civils ont été tués à Homs (centre), dont deux par les milices pro-régime.

Les militants pro-démocratie ont célébré dimanche la nouvelle année en défilant par milliers en Syrie pour appeler au départ du régime de Bachar al-Assad dont les forces ne cessent de réprimer dans le sang la contestation.

La mission des observateurs suscite d’ores et déjà la polémique. Des organisations de défense des droits de l’homme ont signalé que des manifestants continuaient d’être tués et des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour montrer aux observateurs l’ampleur de la colère populaire.

Le chef de la mission, le général soudanais Moustafa Dabi, a provoqué la fureur de certains observateurs en laissant entendre qu’il avait été rassuré par ses premières impressions à Homs, l’un des foyers de la contestation, où des dizaines de personnes ont péri dans des affrontements ces dernières semaines.

Le Parlement arabe, commission consultative composée de 88 délégués représentant les différents pays membres de la Ligue arabe, a déclaré dimanche que les violences continuaient à faire de nombreuses victimes en Syrie.

« Le fait que cela se produise en présence d’observateurs arabes a suscité la colère des Arabes et réduit à néant l’objectif même de la mission exploratoire », a déclaré le président du Parlement arabe, Ali al Salem al Dekbas.

« Cela revient à couvrir la poursuite des actes inhumains commis par le régime syrien sous les yeux de la Ligue arabe », a-t-il ajouté.

Le Parlement arabe a été le premier organisme à recommander la suspension de la Syrie de la Ligue arabe en réplique à la poursuite de la répression.

Réagissant à la déclaration du Parlement arabe, un responsable de la Ligue arabe a dit à Reuters qu’il était trop tôt pour juger des résultats de la mission d’observateurs. Celle-ci doit rester un mois en Syrie et d’autres observateurs sont attendus dans le pays, a-t-il fait remarquer.

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